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Conférence de presse du 24 août2021 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Wang Wenbin
2021/08/24

À l’invitation d’Ajit Doval, Conseiller à la Sécurité nationale de l’Inde, Yang Jiechi, membre du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois (PCC) et Directeur du Bureau de la Commission des Affaires étrangères du Comité central du PCC, participera par liaison vidéo à la 11e Réunion des hauts représentants chargés des affaires sécuritaires des pays des BRICS qui se tiendra le 24 août.

Phoenix TV : Nous avons noté que le G7 va tenir une visioconférence le 24 août pour aborder la crise en Afghanistan. Selon des médias, le Royaume-Uni compte pousser les pays participants à envisager d’imposer de nouvelles sanctions contre les Talibans lors de la réunion. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : L’Afghanistan est un État souverain indépendant. Les États-Unis et leurs alliés doivent tirer les leçons de l’Histoire, réfléchir en profondeur sur eux-mêmes et agir avec prudence sur les questions liées à l’Afghanistan. La communauté internationale doit encourager et promouvoir l’évolution de la situation en Afghanistan dans un sens positif, et soutenir l’Afghanistan dans ses efforts visant à favoriser la paix et la reconstruction du pays, à améliorer le bien-être de son peuple et à renforcer sa capacité d’auto-développement. Les pratiques consistant à imposer des sanctions et à faire des pressions à tout bout de champs ne résolvent aucun problème et ne peuvent que provoquer des effets pervers.

La Chine estime que tout en promouvant une transition en douceur de la situation afghane et en faisant progresser le processus de reconstruction du pays, la communauté internationale doit réfléchir à la manière d’empêcher la remise en scène des actes d’interventions militaires dans les autres pays sous la bannière de la démocratie. Nous ne devons pas laisser se répéter la tragédie que le peuple afghan, la communauté internationale et en particulier les pays de la région paient pour l’erreur commise par un certain pays.

Agence de presse Xinhua : Le Forum Chine-OCS (Organisation de Coopération de Shanghai) sur l’économie numérique s’est ouvert le 23 août à Chongqing. Pourriez-vous présenter les informations concernées ?

Wang Wenbin : Le 23 août, le Forum Chine-OCS sur l’économie numérique et l’Exposition Smart China 2021 se sont tous ouverts dans la municipalité de Chongqing. C’est le premier forum de haut niveau organisé par l’OCS sur le thème de l’économie numérique. La Chine y attache une grande importance. Le Président Xi Jinping a envoyé au forum et à l’exposition son message de félicitations, dans lequel il a indiqué que le monde était entré dans une période de croissance rapide de l’économie numérique et que de nouvelles technologies telles que la 5G, l’intelligence artificielle et les villes intelligentes, de nouvelles formes d’activités économiques et de nouvelles plateformes s’étaient développées avec vitalité et avaient profondément influencé l’innovation scientifique et technologique, le réajustement de la structure industrielle et le développement socio-économique dans le monde. Ces dernières années, la Chine a activement promu l’industrialisation numérique et la numérisation industrielle et a favorisé l’intégration en profondeur entre les technologies numériques et le développement socio-économique. Xi Jinping a souligné qu’à l’occasion du 20e anniversaire de la fondation de l’OCS, la Chine était prête à travailler avec les autres États membres de l’organisation pour faire rayonner « l’esprit de Shanghai », s’engager profondément dans la coopération internationale en matière d’économie numérique, faire en sorte que la numérisation, la mise en réseau et l’intelligence donnent un élan au développement socio-économique, et créer de nouvelles perspectives pour la coopération sur l’économie numérique.

Le forum a pour thème « Développer l’économie numérique et promouvoir la prospérité commune ». Liu He, membre du Bureau politique du Comité central du PCC et Vice-Premier Ministre du Conseil des Affaires d’État, a participé en ligne à la cérémonie d’ouverture et y a prononcé un discours. Wan Gang, Vice-Président du Comité national de la Conférence consultative politique du Peuple chinois (CCPPC), s’est rendu à Chongqing pour participer à la cérémonie d’ouverture. Des hommes politiques des pays concernés de l’OCS, le Secrétaire général de l’OCS, les envoyés diplomatiques des pays concernés accrédités en Chine ainsi que des représentants d’entrepreneurs ont participé au forum en ligne et en présentiel.

Depuis sa création il y a 20 ans, l’OCS a toujours pour but de maintenir la stabilité et la sécurité régionales et de promouvoir le développement commun de tous les pays. Elle a maintenu une dynamique de développement saine et stable et a joué un rôle constructif important dans les affaires internationales et régionales. La Chine est disposée à travailler avec toutes les parties pour consolider constamment les relations d’amitié et de bon voisinage et la confiance politique mutuelle, s’unir pour répondre aux menaces et aux défis sécuritaires régionaux, approfondir activement la coopération pragmatique dans les domaines économique, culturel et humain, et faire en sorte que l’OCS obtienne un plus grand développement à partir d’un nouveau point de départ.

CCTV : Quelles sont les attentes de la Chine pour la 11e Réunion des hauts représentants chargés des affaires sécuritaires des pays des BRICS ?

Wang Wenbin : La Réunion des hauts représentants chargés des affaires sécuritaires des pays des BRICS est une plateforme importante pour le renforcement de la coopération dans le domaine de la sécurité politique entre les cinq pays. La 11e réunion est un événement majeur avant le Sommet des BRICS qui se tiendra plus tard cette année. Les hauts représentants chargés des affaires sécuritaires des cinq pays procéderont à un échange de vues approfondi pour parvenir à un large consensus sur la situation mondiale et régionale, la sécurité internationale ainsi que la coopération dans des domaines tels que la santé, l’application de la loi, la lutte contre le terrorisme et la cybersécurité.

La Chine attache une grande importance à cette réunion, et espère travailler avec les autres membres des BRICS sous la direction des dirigeants des cinq pays pour faire en sorte que la réunion obtienne des résultats encourageants, approfondir davantage la confiance mutuelle et la coopération stratégiques entre les pays des BRICS dans le secteur de la sécurité politique, répondre ensemble aux défis sécuritaires conventionnels et non conventionnels, préserver conjointement la sécurité et les intérêts de développement des cinq pays, favoriser la paix et la stabilité mondiales et créer une ambiance favorable au Sommet des BRICS qui se tiendra le mois prochain.

Bloomberg : Mardi, la Vice-Présidente américaine Kamala Harris a dit dans un discours que la Chine continuait de saper l’ordre international fondé sur des règles et menaçait la souveraineté des autres pays. Elle a également ajouté que l’engagement des États-Unis en Asie du Sud-Est et dans l’Indo-Pacifique n’était contre aucun pays en particulier, ni conçu pour obliger qui que ce soit à choisir son camp. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ?

Wang Wenbin : Ce qui se passe actuellement en Afghanistan nous dit clairement quels sont les « règles » préconisées par les États-Unis et leur soi-disant « ordre ». Les États-Unis peuvent lancer arbitrairement une intervention militaire dans un État souverain sans répondre aux souffrances de la population du pays concerné. Les États-Unis viennent et partent à leur guise sans consulter l’opinion de la communauté internationale, même celle de leurs alliés. Les États-Unis peuvent diffamer, réprimer, contraindre et intimider à leur gré les autres pays pour préserver le principe dit « les États-Unis d’abord » sans en payer le moindre prix. Voilà l’ordre que veulent les États-Unis. Ils essaient toujours de défendre leur égoïsme et leurs actes d’intimidation et d’hégémonie en invoquant des « règles » et de l’« ordre ». Mais combien de personnes y croient actuellement ?

Prasar Bharati : Quel rôle pensez-vous que les pays des BRICS joueront dans la situation actuelle en Afghanistan ? En particulier dans le contexte de la Réunion des hauts représentants chargés des affaires sécuritaires des pays des BRICS tenue aujourd’hui ?

Wang Wenbin : La situation actuelle en Afghanistan est encore en évolution, les facteurs internes en étant le principal moteur, et les facteurs externes ne peuvent y jouer un rôle qu’à travers les facteurs internes. La Chine espère que les divers mécanismes multilatéraux maintiendront la sensibilité, l’équilibre et le professionnalisme sur la question afghane et joueront un rôle constructif en la matière dans le but de promouvoir une transition en douceur rapide de la situation afghane et d’aider l’Afghanistan à emprunter une voie de la paix, de la stabilité et du développement dès que possible.

En ce qui concerne les attentes pour la Réunion des hauts représentants chargés des affaires sécuritaires des pays des BRICS que vous avez mentionnées, je les ai déjà présentées tout à l’heure.

China Daily : Lors de sa visite à Singapour, la Vice-Présidente américaine Kamala Harris a dit que les États-Unis étaient prêts à accueillir la Coopération économique pour l’Asie-Pacifique (APEC) en 2023. Quels sont les commentaires de la Chine à cet égard ?

Wang Wenbin : La Chine a noté les reportages concernés des médias. L’APEC est un important forum de coopération économique dans la région Asie-Pacifique et adhère au principe du consensus négocié. La Chine est disposée à maintenir la communication avec tous les autres membres de l’APEC, y compris les États-Unis.

Global Times : Selon le quotidien américain The Mercury News, le premier cas de décès dû à la COVID-19 aux États-Unis pourrait avoir lieu en janvier 2020, plus tôt que la date publiée officiellement par la partie américaine. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ?

Wang Wenbin : J’ai pris note des reportages concernés. Comme nous l’avons présenté auparavant, la date de l’apparition de la pandémie de COVID-19 aux États-Unis a été avancée sans cesse. Le maire de Belleville dans le New Jersey des États-Unis a déclaré qu’il avait lui-même été infecté au nouveau coronavirus en novembre 2019 et que les résultats de tests montraient qu’il avait eu des anticorps contre le nouveau coronavirus, soit plus de deux mois avant le signalement du premier cas confirmé aux États-Unis, et aussi avant le signalement du premier cas en Chine. Selon le site Web de l’Institut national de la Santé (NIH) des États-Unis, les recherches ont révélé que des preuves d’infection au nouveau coronavirus dans cinq États des États-Unis étaient déjà apparues en décembre 2019. Une étude menée en coopération par l’Université de Californie à Los Angeles et l’Université de Washington montre que le nombre de patients atteints ou présentant des symptômes des maladies respiratoires a connu une sensible augmentation à partir de la fin décembre 2019 jusqu’en février 2020, ce qui démontre que la COVID-19 s’est déjà propagée dans des quartiers d’habitation aux États-Unis avant que la conscience clinique et les capacités de tests ne soient acquises. En outre, selon de nombreux médias, lorsque l’épidémie massive de la « maladie pulmonaire liée au vapotage » (EVALI) s’est déclarée dans le Wisconsin en juillet 2019 et a balayé un grand nombre d’États, les tomographies des poumons des patients montrent des taches blanches opaques, extrêmement similaires aux symptômes de la COVID-19. Ces cas aux États-Unis montrent que la COVID-19 est caractérisée par les origines multiples et est apparue depuis plusieurs régions, il nous faut donc y attacher une grande attention et faire des enquêtes sérieuses.

Mais il est incompréhensible que les États-Unis, qui accusent la Chine de ne pas être transparente sur la recherche des origines du virus et de recourir à la désinformation, ne cessent de trouver des excuses, de refuser d’évoquer ou de contourner des sujets sensibles, et de poser des obstacles en ce qui concerne l’identification des origines du virus dans leur propre pays. Avant, The Palm Beach Post et Miami Herald ont tous révélé que le site Web du Département de la Santé de la Floride avait affiché des données de 171 patients locaux qui avaient des symptômes de la COVID-19 ou qui avaient été testés positifs à la COVID-19 en janvier et février 2020, mais ces données avaient été mystérieusement supprimées.

Les exemples sont en fait très nombreux. Des chercheurs du Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC) des États-Unis ont publié en novembre 2020 dans la revue américaine Clinical Infectious Diseases un rapport selon lequel des anticorps du nouveau coronavirus ont été trouvés chez 106 des 7 389 échantillons de sang prélevés entre le 13 décembre 2019 et le 17 janvier 2020. Et puis, selon des reportages, ce projet de recherches sur les origines du virus a été interrompu par les hauts fonctionnaires de l’administration américaine, et un grand nombre d’échantillons de sang ont été également mis sous scellés.

La Chine a déjà invité à deux reprises des experts de l’OMS en Chine pour des recherches sur les origines du virus. Avec leurs collègues chinois, ils ont conclu un rapport faisant autorité sur l’identification des origines du virus. Nous exhortons la partie américaine à mettre fin à ses tactiques maladroites consistant à rejeter les responsabilités sur la Chine, à l’accuser à tort et à la diffamer, à divulguer et à examiner sans retarder les données sur les premiers cas aux États-Unis, et à inviter le plus rapidement possible des experts de l’OMS à venir mener des recherches sur les origines du virus aux États-Unis, afin de donner à la communauté internationale et à la population américaine une explication juste et fondée sur la science.

Agence de presse Yonhap : Nous célébrons aujourd’hui le 29e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Chine et la République de Corée, et l’année prochaine marquera son 30e anniversaire. Quels sont vos commentaires sur les relations actuelles entre les deux pays ? Les gens en République de Corée s’intéressent beaucoup à la question de savoir quand le Président Xi Jinping se rendra en visite en République de Corée. Pourriez-vous nous donner plus d’informations à ce sujet ?

Wang Wenbin : La Chine et la République de Corée sont et resteront de proches voisins, et elles sont des partenaires de coopération importants l’une pour l’autre. À l’heure actuelle, les relations bilatérales se développent bien. L’année prochaine marquera le 30e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Chine et la République de Corée, qui sera une occasion importante pour un développement approfondi des relations entre les deux pays. La Chine est prête à travailler avec la République de Corée pour renforcer continuellement la confiance mutuelle, l’amitié et la coopération entre les deux pays, multiplier la communication et la coordination entre les deux pays sur les questions internationales et régionales, et promouvoir le développement continu des relations entre la Chine et la République de Corée.

La diplomatie de Chef d’État joue un rôle irremplaçable dans le développement des relations entre la Chine et la République de Corée. Les deux pays entretiennent une communication étroite à ce sujet.

CCTV : Selon des reportages, le 23 août, la porte-parole de la Maison Blanche des États-Unis Jen Psaki a déclaré que le rapport d’analyse des origines de la COVID-19 que le Président Joe Biden avait ordonné aux services de renseignement de soumettre serait achevé le 24 août, mais qu’il faudrait encore plusieurs jours pour compléter une version non classifiée à présenter publiquement. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : Comme vous le savez tous, l’identification des origines de la COVID-19 nécessite la science, mais pas les renseignements. C’est en soi anti-scientifique de mandater les services de renseignement pour l’identification des origines du virus. Les services de renseignement américains ont un triste bilan dans le passé, et le soi-disant rapport fabriqué par eux ne sera en aucun cas basé sur les faits et la vérité. Ce rapport ne sera rien d’autre qu’un mélange de prétendues « preuves » basées sur des conclusions prédéterminées, dans le but de rejeter la faute sur les autres. Il n’est pas du tout crédible.

Les recherches des origines du virus requièrent de la solidarité, et non des efforts pour diffamer les autres. L’objectif du traçage est de protéger la vie et la santé des peuples de tous les pays, plutôt que de rejeter la responsabilité sur autrui, de réprimer les rivaux et de servir les intérêts égoïstes.

Depuis l’apparition de la COVID-19, les États-Unis ont politisé la lutte contre la pandémie, ce qui a entraîné davantage d’infections et de décès aux États-Unis qu’ailleurs. Un lourd tribut est payé par le peuple américain. Aujourd’hui, à des fins politiques inavouées, les États-Unis ont mobilisé leurs services de renseignement pour mener la soi-disant enquête sur les origines de la COVID-19, ce qui a sapé la coopération internationale sur le traçage des origines du virus. Un tel acte est largement remis en question et rejeté par la communauté internationale. Nous recommandons aux États-Unis de garder à l’esprit la vie et la santé de leur propre population et des peuples du monde entier, d’arrêter la manipulation politique et de revenir au plus vite sur la bonne voie de l’identification des origines fondée sur la science.

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