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Conférence de presse du 15 mars 2021 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Zhao Lijian
2021/03/15

CCTV : Le 12 mars, les Ministres des Affaires étrangères du G7 et le Haut Représentant de l'Union européenne (UE) pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité ont publié une déclaration conjointe au sujet de l'adoption par l'Assemblée populaire nationale (APN) de Chine de la décision sur l'amélioration du système électoral de la Région administrative spéciale (RAS) de Hong Kong. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ?

Zhao Lijian : Récemment, une poignée de pays ont vicieusement dénigré l'adoption par l'APN de la décision sur l'amélioration du système électoral de la RAS de Hong Kong et se sont immiscés de manière flagrante dans les affaires de Hong Kong et les affaires intérieures de la Chine. La Chine exprime son vif mécontentement et sa ferme opposition à cet égard.

L'APN a pris la décision sur l'amélioration du système électoral de la RAS de Hong Kong, ce qui est une mesure majeure pour maintenir et perfectionner le système et les institutions d'« un pays, deux systèmes » et préserver la stabilité et la prospérité de Hong Kong sur le long terme. La décision concernée est tout à fait constitutionnelle, légale et justifiée. Elle permettra de fournir une garantie institutionnelle plus solide pour l'application intégrale de l'« administration de Hong Kong par les patriotes », de mieux sauvegarder les intérêts globaux et fondamentaux de la société de Hong Kong, de contribuer au progrès constant du système démocratique de Hong Kong et d'assurer un développement stable et sur le long terme de la politique d'« un pays, deux systèmes ». Cela correspond à l'aspiration commune du peuple chinois, y compris les compatriotes de Hong Kong.

Je tiens à souligner une fois de plus que Hong Kong est une RAS de la Chine, et que le système électoral de la RAS de Hong Kong est un système électoral local de la Chine. Sa conception, son développement et son perfectionnement relèvent entièrement des affaires intérieures de la Chine. Sous la colonisation britannique pendant plus de 150 ans, les habitants de Hong Kong ont toujours été réprimés par le gouvernement britannique, sans démocratie ni droits de l'homme. Permettez-moi de poser la question : pourquoi les membres du G7 n'ont-ils prêté aucune attention aux droits de l'homme et à la démocratie à Hong Kong à l'époque ? La Chine exhorte les parties concernées à faire face au fait que Hong Kong est retourné à la Chine il y a 24 ans, à respecter scrupuleusement le droit international et les normes fondamentales régissant les relations internationales, et à cesser immédiatement de s'immiscer dans les affaires de Hong Kong et les affaires intérieures de la Chine. La Chine est déterminée à sauvegarder sa souveraineté, sa sécurité et ses intérêts de développement ainsi que la prospérité et la stabilité de Hong Kong sur le long terme, et elle en est fermement confiante.

Global Times : Nous avons remarqué que la Chine et d'autres pays en développement avaient fait plusieurs déclarations conjointes lors de la 46e session du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, dénonçant les graves violations des droits de l'homme dans certains pays occidentaux. Pourriez-vous nous donner plus d'informations à ce sujet ?

Zhao Lijian : Récemment, lors du débat général sur le point 4 de l'ordre du jour de la 46e session du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, la Chine et d'autres pays en développement ont fait plusieurs déclarations conjointes, critiquant la pratique erronée du « deux poids deux mesures » de certains pays dans le domaine des droits de l'homme.

Ces « juges » autoproclamés des droits de l'homme aiment jouer le rôle de « donneurs de leçons » pour la cause des droits de l'homme d'autres pays, mais choisissent de fermer les yeux sur leurs propres graves problèmes des droits de l'homme. Ils instrumentalisent les droits de l'homme en vue des ingérences sans scrupule et des manipulations politiques, tout en faisant tout ce qu'ils peuvent pour cacher leurs propres bilans déplorables en la matière. S'ils se soucient vraiment des droits de l'homme et espèrent les protéger, ils devront prendre des mesures efficaces pour lutter contre la COVID-19, protéger la vie et la santé de leur peuple et garantir la distribution juste et équitable des vaccins dans le monde. Ils devront faire face à leurs problèmes nationaux profonds tels que la discrimination raciale, la brutalité des forces d'application de la loi et les violations des droits des réfugiés et des migrants. Ils devront aider les pays en développement à réaliser le développement durable et contribuer à l'élimination de la pauvreté, de la faim et des maladies dans le monde. Ils devront cesser de s'ingérer dans les affaires intérieures d'autrui et lever les sanctions unilatérales contre des pays en développement. Ils devront cesser de tuer les innocents dans les opérations militaires à l'étranger et faire assumer la responsabilité aux auteurs des tragédies. Ils devront réfléchir profondément à leurs histoires d'invasion et de colonisation qui ont causé de lourdes souffrances aux peuples des pays concernés.

La Chine préconise toujours le dialogue et la coopération constructifs dans le domaine des droits de l'homme et s'oppose à la politisation des questions des droits de l'homme et à la pratique du « deux poids deux mesures ». Nous exhortons les pays concernés à prendre des mesures concrètes pour améliorer leur propre situation des droits de l'homme et à contribuer de manière tangible au développement sain de la cause internationale des droits de l'homme.

Beijing Youth Daily : Le 12 mars, au nom de 64 pays, Cuba a fait une déclaration conjointe devant la 46e session du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies pour soutenir la position de la Chine sur les questions liées au Xinjiang et exhorter les parties concernées à cesser d'interférer dans les affaires intérieures de la Chine en instrumentalisant les questions liées au Xinjiang. Quels sont les commentaires de la Chine ?

Zhao Lijian : Depuis un certain temps, une poignée de pays ne cessent de concocter des mensonges sur les questions liées au Xinjiang pour dénigrer et calomnier les efforts de la Chine en matière de lutte contre le terrorisme et de déradicalisatiion au Xinjiang. Les pays amis et en développement, attachés à une position objective et impartiale, ont fait entendre leur voix sur plusieurs enceintes multilatérales pour soutenir la position et les mesures de la Chine sur les questions liées au Xinjiang. Lors de la 46e session du Conseil des droits de l'homme, au nom de 64 pays, Cuba a fait une déclaration conjointe, appelant les diverses parties à promouvoir et à protéger les droits de l'homme à travers un dialogue constructif et une coopération, et exprimant une opposition résolue à la politisation des droits de l'homme et à la pratique du « deux poids deux mesures » en la matière. Soulignant que le Xinjiang fait partie inaliénable de la Chine, la déclaration a exhorté les parties concernées à observer scrupuleusement les buts et principes de la Charte des Nations Unies, à s'abstenir de s'ingérer dans les affaires intérieures de la Chine en instrumentalisant les questions liées au Xinjiang, à cesser d'accuser de façon injustifiée la Chine par des motifs politiques et à cesser de chercher à contenir le développement des pays en développement sous prétexte des droits de l'homme. En outre, un grand nombre de pays se sont prononcés séparément devant le Conseil des droits de l'homme pour soutenir la position juste de la Chine sur les questions liées au Xinjiang.

Je voudrais souligner que les questions liées au Xinjiang ne sont jamais celles liées aux droits de l'homme. Elles sont par nature des questions de lutte contre le terrorisme violent, la radicalisation et le séparatisme. Il n'y a jamais eu de prétendus « génocide », « travail forcé » et « répression religieuse » dans la région du Xinjiang. Ces allégations sensationnelles découlent de l'ignorance et du préjugé, sont purement une manipulation politique malveillante et sont totalement contraires aux faits. Une majorité de pays en développement ont fait entendre leur voix en faveur de la justice devant le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, ce qui contraste vivement avec les actes d'une poignée de pays qui ont déformé les faits et porté des accusations injustifiées contre la Chine. Cela a pleinement illustré l'opinion publique et démontré une fois de plus que les mensonges resteraient toujours les mensonges et ne tiendraient pas devant les faits. Nous recommandons à ces pays de rejeter leurs préjugés idéologiques, à cesser de politiser les questions des droits de l'homme et de pratiquer le « deux poids deux mesures » en la matière et à s'abstenir de saper les intérêts de la Chine et d'interférer dans les affaires intérieures de la Chine en instrumentalisant les questions liées au Xinjiang.

Bloomberg : Le 13 mars, le Secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin a indiqué que l'objectif des États-Unis et de leurs alliés était de s'assurer qu'ils avaient les capacités et les plans opérationnels pour offrir une dissuasion crédible contre la Chine ou tout autre pays qui voudrait s'en prendre aux États-Unis. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ?

Zhao Lijian : La Chine est toujours un bâtisseur de la paix mondiale, un contributeur au développement mondial et un défenseur de l'ordre international. Le développement de la Chine représente un accroissement de la force de paix mondiale et une opportunité et non un défi pour le monde. La Chine défend depuis toujours et fermement le système mondial centré sur les Nations Unies et l'ordre international basé sur le droit international, au lieu d'un ordre international défini par certains pays en vue de préserver leur propre hégémonie. À l'ère de la mondialisation, ce qui porte atteinte à l'ordre international, c'est la division par l'idéologie et le regroupement des alliés pour la création de « petits clans » visant des pays spécifiques. Ces actes impopulaires n'aboutiront qu'à une impasse.

La partie américaine doit rectifier son attitude, traiter la Chine et les relations sino-américaines de façon objective et rationnelle, cesser de s'immiscer dans les affaires intérieures de la Chine, et travailler dans le même sens que la Chine pour se concentrer sur la coopération et gérer les divergences, de manière à remettre les relations sino-américaines sur une voie de développement sain et régulier.

Reuters : Le premier sommet du Quad s'est tenu le 12 mars. Selon le Conseiller à la Sécurité nationale du Président des États-Unis Jake Sullivan, les dirigeants des quatre pays du Quad ont discuté du défi posé par la Chine et ont estimé que les quatre pays démocratiques pouvaient travailler ensemble pour surpasser une autocratie. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Depuis quelque temps, certains pays s'adonnent à exagérer et à faire un grand tapage autour du prétendu défi chinois pour semer la discorde entre les pays de la région, surtout dans leurs relations avec la Chine. Cependant, leurs actes, qui vont à l'encontre du courant de l'époque marqué par la paix, le développement et la coopération, et des aspirations communes des pays et des peuples de la région, ne seront ni populaires ni réussis. Les échanges et la coopération entre les pays doivent contribuer à améliorer la compréhension et la confiance mutuelles entre les pays de la région, au lieu de viser une partie tierce ou de nuire aux intérêts d'une partie tierce. Les pays concernés devront rejeter leur mentalité de guerre froide et leurs préjugés idéologiques démodés, s'abstenir de former de petits clans fermés et exclusifs et contribuer davantage à la solidarité et à la coopération entre les pays de la région ainsi qu'à la paix et à la stabilité régionales.

TASS : Hier, le Bureau du Commissaire du Ministère chinois des Affaires étrangères à Hong Kong a publié une déclaration, indiquant que l'on commencerait à faciliter l'entrée des étrangers s'étant fait inoculer un vaccin chinois contre la COVID-19 à partir du 15 mars. Cette mesure s'appliquera-t-elle uniquement à l'entrée depuis Hong Kong, ou depuis toutes les autres villes de la partie continentale de la Chine ? Les personnes vaccinées entrant en Chine ont-elles besoin d'être mises en quarantaine ?

Zhao Lijian : Afin de reprendre les échanges humains entre la Chine et les pays étrangers de manière ordonnée, à partir du 15 mars 2021, la Chine fournira des facilités de visa aux étrangers qui se sont fait inoculer un vaccin contre la COVID-19 produit par la Chine et qui détiennent des certificats de la vaccination. Les exigences de la Chine selon lesquelles les passagers arrivant en Chine par avion doivent avoir des certificats de résultats négatifs au test virologique et au test sérologique de la COVID-19 restent inchangées. Les personnes concernées doivent se conformer aux réglementations chinoises en ce qui concerne la quarantaine et l'observation après l'entrée en Chine. La Chine est prête à procéder activement à la reconnaissance mutuelle de la vaccination avec d'autres pays.

Associated Press du Pakistan : Le 12 mars, le candidat soutenu par la coalition au pouvoir dirigée par le Parti du Mouvement du Pakistan pour la justice Sadiq Sanjrani a été réélu Président du Sénat du Pakistan. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : La Chine félicite le Président Sadiq Sanjrani pour sa réélection réussie et elle est convaincue que le Sénat du Pakistan continuera à contribuer au développement de la coopération d'amitié sino-pakistanaise.

Cette année marque le 70e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre la Chine et le Pakistan. La Chine est disposée à travailler avec le Pakistan pour renforcer les échanges et la coopération entre les deux pays en vue de promouvoir un plus grand développement du partenariat de coopération stratégique de tout temps entre la Chine et le Pakistan.

The Paper : Selon des reportages, le Premier Ministre de Singapour Lee Hsien Loong a déclaré lors d'une récente interview accordée à la BBC que les vaccins ne portaient pas de nationalité et qu'il n'y avait pas de raison pour les gens de prétendre qu'un vaccin était bon ou mauvais seulement parce qu'il était produit par la Chine. Indiquant que la Chine disposait des vaccins de Sinovac Biotech et de Sinopharm et qu'elle avait d'excellents chercheurs et scientifiques, M. Lee s'est dit convaincu que la Chine était capable de produire de bons vaccins. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ?

Zhao Lijian : Le vaccin est une arme puissante contre le virus et un espoir pour sauver des vies. Il doit servir le monde entier et tous les êtres humains. Tous les vaccins sûrs et fiables sont de bons vaccins, malgré son pays producteur. La Chine continuera de travailler avec toutes les parties pour s'opposer au nationalisme vaccinal, rejeter la création d'un « fossé immunitaire », et promouvoir une distribution équitable des vaccins à l'échelle mondiale, afin de lutter ensemble contre la pandémie.

South China Morning Post : Nous avons remarqué que l'Ambassade de Chine au Myanmar avait publié une déclaration sur la situation récente au Myanmar. Comment la Chine voit-elle les voix et les manifestations actuelles contre les entreprises chinoises au Myanmar ? La Chine entamera-t-elle des opérations de rapatriement ?

Zhao Lijian : En ce qui concerne la situation au Myanmar, nous espérons que les parties concernées au Myanmar pourront faire preuve de sang-froid et de retenue, tenir compte des intérêts fondamentaux du peuple, régler les désaccords et les divergences par le dialogue et les consultations dans le cadre de la Constitution et de la loi, et continuer de promouvoir la transition démocratique du pays. L'urgence est d'éviter de nouveaux conflits sanglants et de réaliser au plus tôt l'apaisement et la désescalade.

Concernant le vandalisme et le pillage à l'encontre des entreprises à capitaux chinois au Myanmar, il s'agit d'un incident horrible. Après l'incident, l'Ambassade de Chine au Myanmar s'est mise dans les premières heures en contact avec la Chambre de commerce des entreprises chinoises au Myanmar et les entreprises concernées, et a demandé sans tarder à la police locale de prendre des mesures énergiques pour garantir la sécurité des entreprises à capitaux chinois et de leurs personnels. Le Myanmar a déjà envoyé des forces de police et des pompiers supplémentaires dans la région afin de renforcer le maintien de l'ordre et le traitement des incidents sur le terrain. La Chine continuera d'exhorter le Myanmar à prendre des mesures concrètes pour mettre fin à tous les actes de violence, enquêter sur les auteurs des troubles concernés et les punir selon la loi, et garantir la sécurité des personnels et des biens des entreprises à capitaux chinois.

Je tiens à souligner que la coopération économique et commerciale entre la Chine et le Myanmar, toujours basée sur les principes d'avantages mutuels et de gagnant-gagnant, contribue au développement économique et social du Myanmar et bénéficie à la population locale. Les actes de ces malfaiteurs ne sont pas dans l'intérêt du Myanmar et de son peuple. Nous appelons le peuple du Myanmar à exprimer ses demandes de manière légale et à se garder d'être incité et exploité, afin de ne pas affecter l'intérêt général de l'amitié entre la Chine et le Myanmar.

Quant à la question de savoir si la Chine envisage de rapatrier ses ressortissants, la Chine suit de près l'évolution de la situation au Myanmar et est très préoccupée par la sécurité des institutions chinoises et de leurs personnels concernés. La Chine espère que le Myanmar prendra des mesures concrètes pour protéger la sécurité des citoyens chinois au Myanmar et éviter résolument la reproduction de ce genre d'incidents. Dans le même temps, nous demandons aux citoyens chinois au Myanmar de se sensibiliser davantage à la sécurité et de renforcer les mesures de précaution personnelle.

Prasar Bharati : Vous venez de mentionner que la Chine faciliterait le visa pour les personnes qui se sont fait inoculer un vaccin chinois. Vous avez également dit que les vaccins n'avaient pas de nationalité. Alors, la Chine envisagera-t-elle d'accepter les vaccins approuvés par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) comme ceux de Pfizer, d'AstraZeneca et de Janssen ? La Chine accordera-t-elle également des facilités en matière d'obtention de visa aux personnes ayant reçu un vaccin approuvé par l'OMS ?

Zhao Lijian : Je comprends vos questions. Les producteurs de vaccins concernés doivent déposer leurs demandes auprès des autorités compétentes chinoises et celles-ci prendront des décisions conformément aux lois et règlements.

Prasar Bharati : Selon des reportages, l'Ambassade de Chine au Pakistan a publié une annonce selon laquelle elle faciliterait les visas pour les personnes ayant reçu un vaccin chinois. Pourriez-vous le confirmer ? Combien de pays la Chine a-t-elle contactés pour les questions concernées comme la reconnaissance mutuelle de la vaccination et le passeport vaccinal ?

Zhao Lijian : Comme je viens de le dire, veuillez prêter attention aux annonces publiées par les ambassades chinoises concernées car les mesures concrètes varient pour différents pays. En ce qui concerne les mesures prises par l'Ambassade de Chine au Pakistan que vous avez évoquées, pour le moment, je ne dispose pas d'information là-dessus. Veuillez continuer à suivre les annonces publiées sur le site web de l'Ambassade de Chine concernée. Quant à votre deuxième question, je n'ai pas plus d'informations à vous fournir à l'heure actuelle.

RIA Novosti : Une délégation d'hommes d'affaires chinois s'est rendue en Crimée. Aujourd'hui, Vadim Rabinovich, membre du Parlement ukrainien, a déclaré qu'il s'agissait d'une réponse de la Chine à la décision du gouvernement ukrainien de nationaliser l'entreprise Motor Sich, fabricant de moteurs d'aéronefs, qui avait été rachetée par des investisseurs chinois. Selon lui, cela montre que la Chine a changé sa position vis-à-vis de la question de la Crimée. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : La position de la Chine sur la question de la Crimée est constante. Nous espérons que les parties concernées pourront régler adéquatement cette question par le dialogue et la consultation. Certaines entreprises chinoises, sur la base de liens historiques et de besoins de coopération pragmatique, mènent des échanges et coopération avec la Crimée en respectant le principe de marché. Les activités commerciales ne doivent pas être politisées.

Bloomberg : Dans votre réponse à la question sur le Myanmar tout à l'heure, vous avez dit que la Chine avait demandé à la police du Myanmar de protéger les entreprises chinoises. Pourriez-vous le confirmer ?

Zhao Lijian : Oui.

Question de suivi : Alors, cet acte chinois constitue-t-il une ingérence dans les affaires intérieures du Myanmar ? La Chine dit toujours qu'elle ne s'ingère jamais dans les affaires intérieures d'autrui. Pourriez-vous m'aider à comprendre pourquoi cet acte chinois n'est pas une ingérence dans les affaires intérieures du Myanmar ?

Zhao Lijian : Cette question que vous m'avez posée, je la trouve très ridicule. Le gouvernement d'un pays a certainement la responsabilité d'assurer la sécurité aux citoyens étrangers et aux entreprises étrangères dans son pays. Lorsque la sécurité des citoyens chinois est menacée, il est normal pour les missions diplomatiques et consulaires chinoises à l'étranger de demander aux autorités locales et à la police locale de protéger leur sécurité. Rien n'est plus normal. Permettez-moi de demander en quoi s'agit-il d'une ingérence dans les affaires intérieures du Myanmar ?

HRTN : Selon des reportages, le 12 mars, un juge de la Cour suprême de la Colombie-Britannique du Canada a rejeté la demande de Meng Wanzhou d'utiliser les témoignages d'employés de Huawei dans le dossier de son extradition. Le juge a pris comme raison les contradictions entre leurs témoignages et les accusations concernées des États-Unis. Le Ministre philippin des Affaires étrangères Teodoro Locsin a tweeté le 13 mars : pourquoi le juge peut choisir la défense que l'accusée veut faire et les témoignages qu'elle peut fournir. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Comme les faits l'ont prouvé depuis longtemps, l'affaire Meng Wanzhou est purement et simplement une affaire politique. Nous exhortons la partie canadienne à remédier immédiatement à ses erreurs, à libérer Mme Meng Wanzhou et à protéger efficacement ses droits et intérêts légitimes et légaux.

AFP : La Chine s'inquiète-t-elle de son investissement au Myanmar ?

Zhao Lijian : Tout à l'heure, j'ai déjà exposé la position de la Chine sur la question du Myanmar. La Chine et le Myanmar sont des pays frères reliés par les mêmes montagnes et rivières et forment une communauté d'avenir partagé à toute épreuve. La politique d'amitié de la Chine envers le Myanmar s'oriente vers tout le peuple du Myanmar. L'amitié envers la Chine est aussi un consensus de tous les milieux du Myanmar.

La coopération économique et commerciale entre la Chine et le Myanmar repose toujours sur la base du principe de bénéfice réciproque et de gagnant-gagnant et attache une importance particulière au bénéfice de la population locale. Les entreprises chinoise au Myanmar ont créé un grand nombre d'opportunités d'emploi et ont contribué au développement socio-économique du Myanmar. Nous espérons que le Myanmar prendra davantage de mesures efficaces pour assurer la sécurité de la vie et des biens des entreprises et du personnel chinois. Nous appelons également la population du Myanmar à exprimer ses revendications de manière légale, à ne pas être incitée et exploitée et à s'abstenir de saper la coopération amicale entre la Chine et le Myanmar.

NHK : Premièrement, selon des reportages, l'administration Biden cherche à contacter la République populaire démocratique de Corée (RPDC) sur la question nucléaire de la péninsule coréenne depuis le mois dernier, mais n'a pas eu de réponse pour le moment. La Chine a-t-elle l'intention de proposer ses bons offices pour le dialogue entre la RPDC et les États-Unis ? Deuxièmement, avant leur visite au Japon et en République de Corée, le Secrétaire d'État américain Antony Blinken et le Secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin ont écrit conjointement un article dans le Washington Post pour critiquer la Chine, indiquant que certains pays tentaient de remettre en cause l'ordre international et qu'en particulier, la Chine n'hésitait pas à recourir à la coercition pour réussir. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Concernant le contact entre la RPDC et les États-Unis, nous avons remarqué les reportages concernés. La Chine soutient le dialogue et le contact entre la RPDC et les États-Unis ainsi que les dialogues bilatéraux et multilatéraux entre les parties concernées. Les parties concernées doivent travailler ensemble pour maintenir la paix et la stabilité dans la péninsule coréenne, et faire avancer continuellement le processus de règlement politique de la question de la péninsule selon l'approche à double voie et le principe d'actions échelonnées et synchronisées. La Chine est prête à continuer de jouer un rôle constructif dans ce processus.

En ce qui concerne votre deuxième question, je tiens à souligner que la coopération entre les pays doit être ouverte et inclusive au lieu de s'accrocher à la mentalité de jeu à somme nulle, et contribuer à la paix, à la stabilité et à la prospérité régionales. Les propos de certains que vous avez évoqués ne sont rien d'autre qu'une répétition des fanfares de la prétendue « théorie de la menace chinoise » et sont voués à être jetés dans la poubelle de l'Histoire. La partialité ne conduit qu'à perdre la bonne direction et l'entêtement dans la mentalité de guerre froide ne fait que nuire aux autres ainsi qu'à soi-même.

Bloomberg : La Commission fédérale des communications (FCC) des États-Unis a estimé que cinq entreprises chinoises dont Huawei et ZTE constituaient une menace pour la sécurité nationale des États-Unis. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : La pratique de la partie américaine n'a aucun fondement factuel ni aucune raison. Pour maintenir le monopole et l'hégémonie scientifiques et technologiques des États-Unis, l'administration américaine a généralisé le concept de sécurité nationale, abusé du pouvoir d'État, et réprimé sans scrupule les entreprises chinoises de haute technologie. C'est un complet déni des principes d'économie de marché que les États-Unis ont toujours vantés, et cela a également mis au jour l'hypocrisie de la prétendue concurrence loyale des États-Unis.

Les États-Unis, tirant profit de leur atout scientifique et technologique, ont mené des écoutes et des espionnages à grande échelle et de manière indifférenciée sur d'autres pays, y compris même leurs alliés, par des moyens comme l'installation de portes dérobées. Les États-Unis sont le véritable « Empire de mise sur écoute », « Empire d'espionnage » et « Empire de hackers ». Leurs actes sapent et menacent gravement la sécurité d'autres pays. Que les États-Unis puissent se faire une idée juste d'eux-mêmes à cet égard.

Nous espérons que les États-Unis cesseront leur répression injustifiée contre les entreprises chinoises et leur fourniront un environnement d'affaires juste, ouvert, impartial et non discriminatoire.

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