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Conférence de presse du 13 juillet 2020 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2020/07/13

CRI : Selon le « New York Times », le journal a été informé d'un projet d'accord sur la mise en place du partenariat global économique et de sécurité entre la Chine et l'Iran, qui élargira l'influence de la Chine dans les secteurs concernés en Iran. Pouvez-vous le confirmer ?

Hua Chunying : La Chine attache une grande importance au développement des relations d'amitié et de coopération avec les autres pays. L'Iran est un pays ami de la Chine, et les deux pays maintiennent des échanges et une coopération normaux. Je n'ai pas d'informations sur votre question spécifique.

Global Times : En réponse aux sanctions annoncées le 9 juillet par le Département d'État américain et le Trésor américain, imposées à un département gouvernemental chinois et à quatre fonctionnaires du Xinjiang, sur la base des lois nationales américaines, la partie chinoise a déclaré qu'elle prendrait des mesures réciproques contre l'institution américaine concernée et les individus ayant eu des agissements pervers sur les questions liées au Xinjiang. Avez-vous une mise à jour des informations à ce sujet ?

Hua Chunying : Par leur conduite, le Département d'État américain et du Trésor américain se sont gravement ingérés dans les affaires intérieures de la Chine, ont gravement violé les normes fondamentales régissant les relations internationales et ont porté gravement atteinte aux relations sino-américaines. La Chine s'y oppose fermement et le condamne résolument.

En réponse aux actes erronés des États-Unis, le gouvernement chinois a décidé d'imposer, à compter d'aujourd'hui, des sanctions réciproques à la Commission exécutive du Congrès américain sur la Chine, à l'ambassadeur des États-Unis pour la liberté religieuse internationale Sam Brownback, aux sénateurs américains Marco Rubio et Ted Cruz et au membre de la Chambre des Représentants Chris Smith.

Il faut souligner que les affaires du Xinjiang sont des affaires purement intérieures de la Chine. Les États-Unis n'ont aucun droit ni aucune raison d'y intervenir. Le gouvernement chinois est résolument déterminé à sauvegarder la souveraineté, la sécurité et les intérêts en matière de développement du pays, à lutter contre les violentes forces terroristes, séparatistes et extrémistes religieuses, et à s'opposer à toute ingérence extérieure dans les affaires du Xinjiang et les affaires intérieures de la Chine.

Nous exhortons les États-Unis à révoquer immédiatement leur décision erronée et à mettre fin à tous les mots et actes qui interfèrent dans les affaires intérieures de la Chine et nuisent aux intérêts de la Chine. La Chine réagira davantage en fonction de l'évolution de la situation.

Asahi Shimbun : Deux experts de l'OMS sont arrivés à Beijing pour mener des consultations avec la partie chinoise. Les deux parties ont-elles décidé quand et où effectuer les travaux de traçage des virus ?

Hua Chunying : Après des consultations entre les deux parties, le gouvernement chinois a donné son accord pour que l'OMS envoie des experts à Beijing afin d'échanger des vues avec des scientifiques et des experts médicaux chinois sur la coopération scientifique pour retracer l'origine du virus COVID-19. Les deux experts de l'OMS sont déjà arrivés en Chine.

Nous partageons un consensus fondamental avec l'OMS, à savoir que le traçage du virus est une question scientifique qui doit être étudiée par les scientifiques grâce à la recherche et à la coopération internationales à travers le monde. L'OMS estime également qu'il s'agit d'un processus en développement qui concernera de nombreux pays et localités, et l'OMS effectuera des missions d'étude similaires dans d'autres pays et régions en fonction des besoins réels.

China Daily : Peter Navarro, directeur de la politique commerciale et manufacturière de la Maison-Blanche, a déclaré dans une interview que « ce que les Américains doivent comprendre, c'est que toutes les données qui vont dans l'application mobile Tiktok avec laquelle les enfants s'amusent tellement vont directement dans des serveurs en Chine, dans l'armée chinoise et dans le Parti communiste chinois (PCC). L'administration Trump envisagerait de prendre des mesures sévères à l'égard de ces applications et n'exclut pas la possibilité d'interdire ces applications aux États-Unis. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

Hua Chunying : Je ne sais pas si Peter Navarro fait ces remarques en tant que fonctionnaire de la Maison-Blanche, ou en tant que Ron Vara. Il a affirmé que les données étaient directement transmises à l'armée chinoise et au PCC via ce réseau social. Je ne sais pas où se trouvent les preuves. Qu'il nous montre les preuves ! S'il n'y arrive pas, alors c'est que Navarro lui-même a ajouté un nouveau mensonge à sa liste honteuse de mensonges.

L'incident PRISM a révélé depuis longtemps que les États-Unis sont le véritable quartier général mondial des hackers. Depuis longtemps, les États-Unis mènent des activités illégales et indifférenciées d'écoute et de surveillance dans le monde entier. Pourquoi les États-Unis, qui se vantent pour leurs valeurs inégalées, ont-ils si peur d'un réseau social qui partage des vidéos récréatives que les jeunes aiment tellement ? Pourquoi les États-Unis si forts sont-ils devenus si vulnérables ? Je pense que c'est une question qui mérite réflexion. J'espère que Navarro et d'autres responsables américains concernés auront plus de dialogues avec les jeunes Américains, sinon ce qu'ils font ne s'exposera qu'à la risée du monde entier.

China Review : Le Secrétaire d'État américain Pompeo a twitté l'autre jour que « le Parti communiste chinois a un grand problème de crédibilité ». Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : Tout le monde sait que Pompeo est célèbre pour se faire un honneur de tromper et de mentir. Comme c'est ridicule qu'un individu comme lui, qui a complètement perdu sa crédibilité, critique encore la crédibilité d'autres pays !

Récemment, l'Ash Center for Democratic Governance and Innovation de la John F. Kennedy School of Government de l'Université Harvard a publié un rapport d'enquête intitulé « Understanding CCP Resilience : Surveying Chinese Public Opinion Through Time ». Le rapport a été rédigé par trois experts de l'Ash Center sur la base de leurs huit enquêtes en Chine s'étalant sur 13 ans, de 2003 à 2016, et d'entretiens en face à face avec plus de 31 000 Chinois en milieu urbain et rural. Le rapport a tiré la conclusion suivante : le PCC a une base du pouvoir plus forte que jamais, avec une résilience basée sur le large soutien populaire. Selon le rapport, le gouvernement chinois jouit du taux de satisfaction de la population le plus élevé depuis plusieurs décennies. Les Chinois estiment généralement que le gouvernement a une capacité et une efficacité de gouvernance plus élevées que jamais. La satisfaction globale du peuple chinois envers les autorités centrales dépasse 93%. Je pense qu'une cote de popularité aussi élevée est probablement très enviée par des politiciens américains, et qu'ils ne l'atteindront jamais. C'est en soi la meilleure et la plus puissante réponse aux attaques vicieuses contre le PCC par certains politiciens comme Pompeo.

Nous venons de célébrer le 99e anniversaire du PCC tout dernièrement et nous accueillerons son centenaire l'année prochaine. Le PCC, dans la force de l'âge, est approuvé et soutenu fermement par les 1,4 milliard de Chinois multiethniques. Le Parti et le peuple chinois partagent un même rêve : celui de réaliser le grand renouveau de la nation chinoise. Nous avons la conviction que ce rêve se réalisera.

Nous recommandons aux politiciens américains qui attaquent le PCC poussés par de vifs préjugés idéologiques et la mentalité de la guerre froide, sans hésiter à recourir à tous les moyens sans scrupules et sans aucune limite, de cesser de chercher à rompre le lien de chair et de sang entre le PCC et le peuple chinois, car ce qu'ils font, c'est pure imagination, c'est rêver éveillé ; cela n'aboutira jamais.

Agence de presse Xinhua : Selon des reportages, l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a adopté, le 9 juillet, un projet de résolution sur la question des armes chimiques en Syrie, selon lequel le gouvernement syrien avait mené des attaques à l'arme chimique dans le nord de la Syrie en mars 2017. Le projet de résolution demande au gouvernement syrien de résoudre les problèmes concernés en 90 jours. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : La Chine a voté contre ce projet de résolution. La délégation de la Mission permanente de la Chine auprès de l'OIAC a exposé la position de la Chine après le vote. Je tiens à souligner que la Chine est gravement préoccupée par le contenu du projet de résolution et la pratique de certains pays consistant à forcer le vote en l'absence de pleines consultations.

Le projet de résolution est basé sur le rapport soumis par le « groupe d'enquête et d'identification » du Secrétariat technique de l'OIAC en avril 2020. En fait, le « groupe d'enquête et d'identification » et le rapport lui-même sont tous deux sujets à controverse. Bon nombre d'États parties, y compris la Chine, estiment que la création du groupe et ses travaux ne sont pas conformes aux dispositions de l'OIAC et que le rapport contient beaucoup de points obscurs et de lacunes. Dans de telles circonstances, certains pays, pour des motifs géopolitiques, ont forcé le vote sur la question des armes chimiques en Syrie au Conseil exécutif de l'OIAC. Cela non seulement ne contribuera pas à résoudre le problème, mais compromettra davantage l'autorité de la Convention sur l'interdiction des armes chimiques (CIAC), ainsi que l'unité de l'OIAC.

Je tiens à profiter de cette occasion pour réitérer que la Chine s'oppose toujours à l'utilisation des armes chimiques par quelque pays que ce soit, par quelque individu que ce soit, et dans quelque circonstance que ce soit. Nous sommes d'avis de mener une enquête complète, objective et impartiale sur toute utilisation possible d'armes chimiques selon la CIAC, et de parvenir à des conclusions qui peuvent résister à l'épreuve du temps et de la vérité. La Chine continuera de travailler dans un esprit responsable pour promouvoir une résolution appropriée de la question des armes chimiques syriennes dans le cadre de la CIAC.

Beijing Daily : Les missions diplomatiques et consulaires américaines en Chine ont twitté le 12 juillet en chinois le message selon lequel « une grande quantité de produits fabriqués en Chine sont faits par des esclaves. Chaque entreprise industrielle et commerciale doit réexaminer sa chaîne d'approvisionnement pour s'assurer qu'elle n'ait pas tiré profit des violations des droits de l'homme commises par le PCC à l'encontre des Ouïgours dans le Xinjiang ». Le message est accompagné d'une image montrant une étiquette en tissu qui porte des caractères chinois signifiant « fabriqué par des esclaves chinois ». Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : J'ai pris note de ce message twitté par le porte-parole du Département d'État américain et retwitté par l'ambassade et les consulats américains en Chine. Il est vraiment honteux qu'un mensonge aussi grossièrement fabriqué, particulièrement médiocre et irresponsable, soit utilisé par les États-Unis pour calomnier et diffamer la Chine. Je n'ai aucun problème à ce qu'ils fassent de leur quotient intellectuel une risée, mais nous nous opposons fermement à la stigmatisation et aux attaques calomnieuses contre la Chine par la partie américaine avec des mensonges aussi médiocres. Les États-Unis devraient être condamnés et tenus responsables de ces actes odieux. Cela prouve une fois de plus que, pour certains individus aux États-Unis, tout est permis pour être utilisé dans leur tentative de calomnier et d'attaquer la Chine.

Comme nous le savons tous, certaines fausses accusations faites par les États-Unis sur le Xinjiang sont parmi les plus grands mensonges de ce siècle. Pendant les 40 dernières années, la population ouïgoure du Xinjiang est passée de 5,55 millions à 11,68 millions, soit plus du double en 40 ans. Les États-Unis ont-ils jamais vu ce genre de génocide ? Il y a une mosquée pour 530 musulmans au Xinjiang, et le nombre total de mosquées en Chine est plus de dix fois supérieur à celui des États-Unis. Les États-Unis ont-ils déjà vu un tel type d'oppression religieuse ? J'ai des amis ouïgours qui, je le sais, mènent une vie très heureuse au Xinjiang, où ils peuvent respirer librement, chanter et danser, vivant d'une manière complètement différente de celle des Afro-Américains comme George Floyd. Nous espérons sincèrement que ces politiciens américains se soucieront vraiment des graves problèmes raciaux dans leur propre pays et feront des efforts pour protéger les droits de l'homme de leurs ethnies minoritaires.

Phoenix TV : Premièrement, les chefs de la diplomatie des pays membres de l'UE discuteront aujourd'hui de l'impact de la Loi sur la sécurité nationale à Hong Kong sur les relations sino-européennes. L'UE pense que l'entrée en vigueur de la Loi aura des conséquences négatives à long terme sur les relations UE-Chine. Quelqu'un a proposé d'interdire l'exportation de matériels anti-émeutes à Hong Kong. Comment la Chine réagit-elle à ce sujet ? Deuxièmement, lors du quatrième anniversaire du verdict de l'arbitrage sur la Mer de Chine méridionale le 12 juillet, les Philippines ont déclaré, dans un communiqué, que « la sentence arbitrale a définitivement réglé la question des droits historiques et des droits maritimes en Mer de Chine méridionale ». La position des Philippines a connu des changements. Comment la Chine envisage-t-elle cela et comment réagira-t-elle à ce sujet ?

Hua Chunying : Concernant votre première question, nous avons exposé à plusieurs reprises notre position sur la législation sur la sécurité nationale à Hong Kong. L'écrasante majorité des habitants de Hong Kong et des entreprises étrangères à Hong Kong estiment que la mise en œuvre de la Loi contribuera à mieux protéger les différents droits des habitants de Hong Kong et à préserver la prospérité et la stabilité durables de Hong Kong. Nous avons toute confiance en cela. La Chine et l'UE sont partenaires stratégiques globaux. Nous espérons que l'UE comprendra et respectera la position de la Chine sur la préservation de la sécurité nationale à Hong Kong. Nous nous opposons fermement à l'ingérence dans les affaires de Hong Kong par quelque pays et quelque individu que ce soient, et sous quelque prétexte que ce soit.

J'ai noté des reportages selon lesquels certains en Europe proposent d'interdire l'exportation de matériels anti-émeutes à Hong Kong. Comme vous le savez tous, lors des troubles survenus l'année dernière à propos des modifications législatives proposées à Hong Kong, il n'y a eu aucun décès lié à l'application de la loi par la police de Hong Kong. Cependant, près de 600 policiers ont été blessés dans l'exercice normal de leurs fonctions. Récemment, un policier de Hong Kong a été poignardé et grièvement blessé par un émeutier. Lors des manifestations de masse déclenchées par la mort de George Floyd aux États-Unis, combien de personnes ont été arrêtées ? Combien ont perdu la vie ? Les informations en témoignent très clairement. S'ils envisagent d'interdire la vente de matériels anti-émeutes, je leur suggère de trouver la bonne cible.

Quant à votre deuxième question, nous avons remarqué des reportages à ce sujet. La Chine et les Philippines sont déjà parvenues à un consensus sur le traitement judicieux de l'affaire d'arbitrage. C'est la base de l'amélioration des relations bilatérales. Les deux parties ont mis en place un mécanisme de consultations sur les questions maritimes et se sont remises sur la bonne voie pour résoudre les questions concernées par les négociations et les consultations. En ce qui concerne l'arbitrage et la sentence, la position de la Chine est constante, claire et ferme. Je ne la répéterai pas ici.

Reuters : Qu'ont fait les experts de l'OMS depuis leur arrivée en Chine ? Où se sont-ils rendus et qui ont-ils rencontré ? Combien de temps resteront-ils en Chine ?

Hua Chunying : Je n'ai pas d'information à partager pour le moment, car ce sont des questions très spécifiques. Ce que je peux vous dire, c'est que des experts de l'OMS sont effectivement arrivés en Chine après des consultations entre les deux parties. Compte tenu des réglementations de quarantaine toujours en vigueur, les départements chinois compétents sont restés en étroite communication avec les experts et leur ont fourni toutes les commodités. Nous publierons de plus amples informations dès que possible.

The Paper : Le gouvernement australien a annoncé qu'il offrirait à environ 10 000 détenteurs de passeports de Hong Kong séjournant en Australie une occasion de demander le droit de résidence permanente une fois leur visa actuel expiré. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : En ce qui concerne les remarques et mesures erronées annoncées par la partie australienne concernant Hong Kong, la Chine a déjà déclaré sa position solennelle à ce sujet. Je voudrais souligner une fois de plus que la partie australienne, dans ses actes, ignore le fait fondamental que la législation sur la sécurité nationale à Hong Kong est favorable à la mise en œuvre régulière et durable du principe « un pays, deux systèmes ». Ce que la partie australienne a fait est une violation du droit international et des normes fondamentales régissant les relations internationales, et une intervention grossière dans les affaires intérieures de la Chine, et la Chine ne l'acceptera absolument pas. Nous constatons que, d'une part, la partie australienne parle à tout propos de s'opposer à l'« ingérence étrangère » et a même abusé de sa Loi sur les interventions étrangères pour intimider de manière déraisonnable des citoyens chinois en Australie. Nous pouvons voir que la partie australienne continue de parler de rejeter l'« ingérence étrangère » et abuse même de ses lois contre l'ingérence étrangère pour intimider les ressortissants chinois en Australie, tout en s'ingérant à plusieurs reprises dans le traitement légal par le gouvernement chinois des questions liées à Hong Kong. D'une part, elle s'oppose à la législation sur la sécurité nationale à Hong Kong ; d'autre part, elle oblige les habitants de Hong Kong venant en Australie de passer les tests de sécurité nationale de l'Australie. L'hypocrisie non dissimulée et la pratique du « deux poids deux mesures » par la partie australienne sont vraiment révélatrices.

Je tiens à dire que celui qui tire les marrons du feu finira par attirer le feu sur lui-même. Je voudrais également souligner que le gouvernement chinois est fermement déterminé à sauvegarder la souveraineté nationale, la sécurité et les intérêts en matière de développement du pays et à s'opposer à l'ingérence des forces étrangères dans les affaires de Hong Kong. Aucune tentative de pression sur la Chine n'aboutira. La Chine exhorte l'Australie à changer immédiatement de conduite et à cesser de s'ingérer dans les affaires de Hong Kong et les autres affaires intérieures de la Chine sous quelque forme que ce soit, afin d'éviter de nuire davantage aux relations sino-australiennes.

AFP : Premièrement, deux anciens agents des services de renseignement étrangers ont été condamnés à une peine de prison par le tribunal pour avoir divulgué des secrets à la Chine. La Chine a-t-elle des commentaires à faire à ce sujet ? Deuxièmement, la France a décidé de limiter les vols entre la France et la Chine par les compagnies aériennes chinoises, passant de 3 vols par semaine à un. La partie française a déclaré que cette décision était basée sur la réciprocité, car Air France ne peut opérer qu'un seul vol par semaine entre la France et la Chine. La Chine prévoit-elle d'augmenter le nombre de vols d'Air France ?

Hua Chunying : Concernant votre première question, je n'en suis pas au courant.

Quant à votre deuxième question, je ne suis pas au courant de la situation non plus. Comme nous le savons tous, la pandémie a un impact sur les vols réguliers entre les différents pays. La Chine reste en communication avec les pays concernés sur la facilitation progressive des échanges interpersonnels à condition de garantir la prévention et le contrôle de l'épidémie. Je vous conseille de vous renseigner auprès des départements compétents pour plus de détails.

Shenzhen TV : L'ambassade et les consulats des États-Unis en Chine ont émis une alerte de sécurité, le 11 juillet, demandant aux citoyens américains en Chine de faire preuve d'une prudence accrue en raison de l'application arbitraire des lois locales à des fins autres que le maintien de l'ordre public, y compris la détention et le recours à des interdictions de sortie. Les citoyens américains peuvent être détenus sans avoir accès aux services consulaires américains ou à des informations sur leur crime présumé. Les citoyens américains peuvent être soumis à des interrogatoires prolongés et à une détention prolongée pour des raisons liées à la « sécurité de l'État ». Ils peuvent être détenus ou expulsés par les personnels chinois de sécurité pour avoir envoyé des messages électroniques privés critiquant le gouvernement chinois. Avez-vous un commentaire à faire à ce sujet ?

Hua Chunying : Cette alerte américaine de sécurité se trompe de cible.

Les États-Unis affirment que des citoyens américains peuvent être soumis à des détentions arbitraires en Chine et à des interdictions de sortie, mais peuvent-ils en donner un exemple ? Par contre, je peux vous donner de nombreux exemples de tels traitements barbares subis par des citoyens chinois aux États-Unis. Depuis un certain temps, en raison de vifs préjugés idéologiques, de la mentalité de la guerre froide et de l'intention malveillante de contenir et de réprimer le développement de la Chine, les États-Unis surveillent, harcèlent, interrogent et même arrêtent arbitrairement des étudiants chinois aux États-Unis. Ils ont saisi sans raison des équipements électroniques de citoyens chinois et ont même inventé des accusations d'espionnage contre eux avec présomption de culpabilité. Le harcèlement, les interrogatoires et les intimidations malveillants des États-Unis ont porté gravement atteinte aux droits et intérêts légitimes et légaux des citoyens chinois aux États-Unis et perturbé les échanges socioculturels normaux entre les deux parties, à tel point qu'ils sont devenus une persécution politique flagrante, ce qui non seulement est moralement répréhensible, mais détruit aussi leur réputation. Aux États-Unis, les différents milieux de la société s'inquiètent maintenant du fait que le fameux maccarthysme refasse surface et revive sous une autre forme. Dans ce contexte, les États-Unis ont émis le rappel en question, évidemment par mauvaise conscience du voleur, essayant de trouver un prétexte pour que les États-Unis portent atteinte arbitrairement aux droits et intérêts légitimes des citoyens chinois aux États-Unis.

La Chine est un État de droit. Nous protégeons toujours la sécurité et les droits et intérêts légaux des citoyens étrangers en Chine conformément à la loi, et encourageons et soutenons les échanges et la coopération normaux avec d'autres pays. Les citoyens étrangers, tant qu'ils respectent les lois et règlements chinois, n'ont aucune raison de s'inquiéter pour leur sécurité. En fait, nous avons toujours fait de notre mieux pour faciliter autant que possible la vie et le travail des citoyens étrangers en Chine. Nous demandons aux États-Unis de mettre fin à leurs comportements erronés qui restreignent et répriment les échanges normaux interpersonnels entre les deux pays, pour qu'ils ne nuisent pas davantage aux relations sino-américaines.

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