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Conférence de presse du 3 juin 2020 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Zhao Lijian
2020/06/03

The Paper : Le 2 juin, le Ministre britannique des Affaires étrangères Raab a déclaré au Parlement que le Royaume-Uni avait toujours respecté la « Déclaration conjointe sino-britannique », mais que la loi « autoritaire » relative à la sécurité nationale de la Chine a sapé le principe d’« un pays, deux systèmes », et la décision de la Chine d’imposer la nouvelle loi à Hong Kong est en conflit direct avec ses obligations internationales. L’intervention de la Chine dans la politique et le fondement de l’autonomie de Hong Kong constituera une menace à long terme sur la prospérité et le modèle économique de Hong Kong. Il a également déclaré qu’« il est encore temps pour la Chine de s’arrêter à temps devant le danger ». Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian :La décision de l’APN de mettre en place et d’améliorer le cadre juridique et les mécanismes d’application de la loi pour la sauvegarde de la sécurité nationale dans la Région administrative spéciale de Hong Kong est entièrement une affaire intérieure de la Chine, aucun pays étranger n’a le droit d’y intervenir. Nous exprimons notre vif mécontentement et notre ferme opposition face aux accusations injustifiées et à l’ingérence flagrante de la partie britannique dans les affaires liées à Hong Kong et les affaires intérieures de la Chine. Nous avons fait des représentations solennelles auprès du Royaume-Uni.

Le maintien de la sécurité nationale est une condition préalable essentielle à l’existence et au développement d’un pays, et l’élément central et le plus fondamental de la souveraineté nationale. Le recouvrement de l’exercice de la souveraineté chinoise sur Hong Kong et la promulgation d’une loi sur la sécurité nationale pour Hong Kong ont été au cœur des négociations sino-britanniques et de la signature de la « Déclaration conjointe sino-britannique ». La politique et le principe de base relatifs à Hong Kong de la « Déclaration conjointe sino-britannique » constituent une déclaration unilatérale de la politique de la Chine, et non un engagement de la Chine envers le Royaume-Uni, ni des obligations internationales, comme certains le prétendent.

Après le retour de Hong Kong à la souveraineté chinoise, le gouvernement chinois administre la Région administrative spéciale de Hong Kong conformément à la Constitution de la République populaire de Chine et à la Loi fondamentale, et non à la « Déclaration conjointe sino-britannique ». Avec la reprise par la Chine de l’exercice de sa souveraineté sur Hong Kong en 1997, tous les droits et obligations de la partie britannique en vertu de la « Déclaration conjointe » ont été remplis. Aucun mot ou article dans la « Déclaration conjointe sino-britannique » n’accorde au Royaume-Uni une responsabilité relative à Hong Kong après le recouvrement de la souveraineté par la Chine. Le Royaume-Uni n’a aucune souveraineté, aucune juridiction et aucun droit de surveillance sur Hong Kong depuis son retour au sein de la mère patrie. Par conséquent, il ne peut en aucun cas citer la « Déclaration conjointe » pour faire des remarques déplacées sur les affaires de Hong Kong ou s’ingérer dans les affaires intérieures de la Chine.

La législation sur la sécurité nationale pour Hong Kong est une mesure nécessaire pour sauvegarder la souveraineté nationale, l’unité et l’intégrité territoriale, et consolider le fondement d’« un pays, deux systèmes ». Elle vise à mieux mettre en œuvre le principe d’« un pays, deux systèmes ». C’est seulement lorsque la sécurité nationale est assurée que le principe d’« un pays, deux systèmes » et la stabilité et la prospérité de Hong Kong peuvent être garantis. Cette législation ne vise qu’une catégorie très étroite d’actes qui mettent gravement en danger la sécurité nationale et n’a aucun impact sur l’autonomie de haut degré de Hong Kong, les droits et libertés des habitants de Hong Kong ou les droits et intérêts légitimes des investisseurs étrangers à Hong Kong. Elle favorisera la mise en œuvre du principe d’« un pays, deux systèmes », ainsi que la stabilité et la prospérité de Hong Kong. Ce qui menace la stabilité et la prospérité de Hong Kong, ce sont précisément certaines forces extérieures qui se concertent avec des émeutiers locaux anti-chinois pour mener des activités à Hong Kong qui mettent en danger la sécurité nationale de la Chine.

Les liens historiques entre le Royaume-Uni et Hong Kong découlent de la période d’invasion, de colonialisme et des traités inégaux. Le Royaume-Uni affirme de manière flagrante que la législation relative à la sécurité nationale pour Hong Kong est « autoritaire ». Le terme « autoritaire » donne précisément un véritable portrait de la domination coloniale britannique d’autrefois à Hong Kong. C’est après le retour de Hong Kong au sein de la mère patrie que ses habitants ont pu jouir de droits et libertés sans précédent. Nous exhortons le Royaume-Uni à s’arrêter pile devant le péril, à rejeter la mentalité de la guerre froide et la mentalité coloniale, à reconnaître et à respecter la réalité selon laquelle Hong Kong est déjà de retour dans la souveraineté chinoise et est une région administrative spéciale de la Chine. Le Royaume-Uni doit respecter scrupuleusement le droit international et les normes fondamentales régissant les relations internationales et cesser immédiatement de s’ingérer dans les affaires de Hong Kong et les affaires intérieures de la Chine. Sinon, il verra ses pieds écrasés par la pierre qu’il a soulevée lui-même.

South China Morning Post : Le Premier Ministre britannique Johnson a écrit dans un article que si la Chine mettait en application la loi sur la sécurité nationale pour Hong Kong, le gouvernement britannique modifierait ses règles d’immigration et celles relatives aux détenteurs d’un passeport de citoyen britannique d’outre-mer de Hong Kong souhaitant venir au Royaume-Uni. Quelle est la réaction de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian :J’ai exprimé clairement la position de la Chine sur cette question la semaine dernière. Vous pouvez la consulter en ligne.

RIA Novosti : Le Président russe Vladimir Poutine a signé le 2 juin un décret approuvant la politique de dissuasion nucléaire de la Russie, entrée en vigueur le même jour. Le décret indique que la Russie considère les armes nucléaires comme un moyen de dissuasion et ne les utilisera qu’en cas de nécessité absolue. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian :Nous en avons pris note. La montée de l’unilatéralisme et de l’hégémonisme en matière de sécurité stratégique internationale a de graves répercussions sur l’équilibre et la stabilité stratégiques mondiaux. La Chine respecte et comprend les efforts de la Russie visant à protéger les intérêts de sa sécurité nationale. Nous sommes prêts à travailler avec toutes les parties pour maintenir la stabilité stratégique internationale et promouvoir la paix et la sécurité mondiales.

The Associated Press : AP a récemment obtenu des enregistrements de réunions internes à l’OMS qui ont révélé des plaintes concernant le manque de transparence du gouvernement chinois en janvier, affirmant que la Chine a retardé la publication d’informations telles que la séquence génétique du virus et les données des patients. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian :Je ne sais pas d’où viennent ces informations internes dont vous parlez. Mais je peux vous dire sans équivoque que le reportage est gravement incompatible avec la réalité.

L’épidémiologiste en chef Wu Zunyou du CDC chinois a présenté l’identification des agents pathogènes lors d’une conférence de presse du mécanisme interministériel du Conseil des Affaires d’État pour la prévention et le contrôle de l’épidémie tenue le 19 mai. Vous pouvez vérifier cela. Je peux également en parler brièvement ici. Le 3 janvier, nous avons informé l’OMS et d’autres pays de la maladie, la qualifiant de pneumonie de cause inconnue, alors que les agents pathogènes n’avaient pas encore été identifiés. Le 7 janvier, le CDC chinois a réussi à isoler la première souche de coronavirus et en a informé l’OMS et les pays concernés le 9 janvier, après les démonstrations des experts. Le 12 janvier, après des comparaisons et confirmations scientifiques et rigoureuses, nous avons officiellement notifié et partagé la séquence génétique du virus avec l’OMS, et téléchargé la séquence génétique complète sur la plateforme mondiale de données partagées de l’OMS. Les actions anti-épidémiques de la Chine sont ouvertes sur le monde entier, les dates, les faits et les chiffres sont clairs comme le jour, et ils peuvent résister à l’épreuve du temps et de l’histoire.

Depuis le début de l’épidémie, la Chine a agi avec ouverture, transparence et un sens élevé des responsabilités. Nous entretenons une communication et une coopération étroites et efficaces avec l’OMS et son bureau en Chine. Nous continuerons d’aider l’OMS à jouer son rôle de premier plan dans la lutte mondiale contre la pandémie par des actions concrètes et à travailler avec la communauté internationale pour préserver la sécurité sanitaire publique mondiale.

Reuters : L’Angola a demandé un allégement de la dette au G20 et a déclaré qu’il menait des discussions approfondies avec certains pays qui importent son pétrole pour ajuster le mécanisme de crédit. La Chine est un pays créancier de l’Angola et l’un des pays importateurs de pétrole angolais. La partie chinoise est-elle en communication avec l’Angola sur l’allégement des dettes ?

Zhao Lijian :Merci de votre question. La Chine mettra activement en œuvre l’initiative de suspension du service de la dette du G20 pour aider les pays africains à alléger leur fardeau de la dette. Nous espérons que les pays développés et les grandes institutions financières internationales joueront un rôle moteur en augmentant leurs investissements en Afrique dans la lutte contre l’épidémie, et en prenant des mesures plus importantes pour alléger la dette des pays africains.

En tant que partenaire stratégique important de l’Angola, la Chine attache une grande importance aux besoins de l’Angola. Les départements et institutions financières concernés sont en communication avec la partie angolaise.

Macau Monthly :Le Ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas a déclaré que l’UE avait beaucoup de sujets importants à discuter avec la Chine, alors que l’Allemagne prévoit d’accueillir à Leipzig le sommet Chine-UE en septembre. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian :Cette année revêt une grande importance pour les relations sino-européennes. Les deux parties sont en train de préparer une série d’échanges de haut niveau, les relations bilatérales faisant face à de bonnes opportunités de développement. La Chine et l’Allemagne et d’autres pays européens travailleront à saisir ensemble les opportunités et à améliorer les relations Chine-UE, à défendre le multilatéralisme, et à créer une économie mondiale ouverte pour élever le partenariat stratégique global Chine-UE à un nouveau niveau.

Global Times : Le Secrétaire d’État américain Pompeo a twitté le 2 juin que les États-Unis avaient adressé une lettre au Secrétaire général de l’ONU pour protester contre les « revendications illégales de la souveraineté de la Chine en Mer de méridionale ». « Nous nous opposons à ces allégations illégales et dangereuses de la Chine, dit-il. Les États membres de l’ONU doivent s’unir pour défendre le droit international et la liberté maritime ». Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian :La souveraineté territoriale de la Chine et les droits et intérêts maritimes de la Chine en Mer de Chine méridionale ont été formés tout au long de l’histoire et ont été confirmés par les gouvernements chinois successifs. Ils sont conformes au droit international, y compris la Charte des Nations Unies et la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM), et ne peuvent être modifiés par les allégations injustifiées d’aucun pays.

Les États-Unis ne sont pas partie prenante à des litiges en Mer de Chine méridionale. Au lieu de respecter leur engagement de ne prendre aucune position sur les litiges concernés, ils ont souvent suscité des incidents en Mer de Chine méridionale, ont eu recours à la provocation militaire et ont semé la discorde entre les pays de la région. Rien de tout cela n’est favorable à la paix et à la stabilité en Mer de Chine méridionale.

South China Morning Post : Les médias indiens ont rapporté que le Premier Ministre Modi et le Président Trump ont échangé des vues sur la situation à la frontière sino-indienne lors d’un entretien téléphonique mardi. Quelle est la réponse de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian :La position de la Chine sur la question frontalière est constante et claire. Nous avons toujours mis en œuvre avec tout le sérieux qui s’impose l’important consensus dégagé par les dirigeants des deux pays, respecté strictement les accords concernés signés par les deux pays, et nous avons œuvré à sauvegarder la souveraineté et la sécurité territoriale de la Chine ainsi que la paix et la stabilité à la frontière sino-indienne. À présent, la situation globale dans les zones frontalières sino-indiennes est stable et contrôlable. En ce qui concerne les questions frontalières, il existe des mécanismes et des canaux de communication solides entre la Chine et l’Inde, et les deux parties sont capables de résoudre de manière appropriée les questions concernées par le dialogue et les consultations. L’intervention d’une tierce partie n’est pas permise.

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