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Conférence de presse du 30 octobre 2019 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang
2019/10/30

À l'invitation respective des gouvernements de la République de Madagascar, de la République de Namibie et de la République du Ghana, la Vice-Première Ministre du Conseil des Affaies d'État Sun Chunlan effectuera des visites d'amitié officielles dans les trois pays du 4 au 13 novembre.

Q : Un haut responsable de l'administration américaine a déclaré qu'un accord économique et commercial sino-américain de la première phase ne sera peut-être pas signé comme prévu lors de la rencontre des Chefs d'État chinois et américain au Chili, mais que cela ne signifie pas pour autant une rupture de l'accord. La Chine s'attend-elle à signer l'accord de la première phase lors de la réunion des dirigeants des entités économiques de l'APEC au Chili ?

R : En ce qui concerne les détails et les développements des consultations économiques et commerciales sino-américaines, je vous conseille de vous renseigner auprès du département compétent.

Je réaffirme notre position de principe sur les questions économiques et commerciales entre la Chine et les États-Unis. Les deux parties ont réalisé des avancées substantielles dans certaines des consultations relatives à l'accord du 13e cycle de négociations qui s'est achevé récemment. Le 25 octobre, les coordinateurs des deux équipes ont convenu, lors d'un entretien téléphonique, de résoudre de manière appropriée les préoccupations essentielles respectives, et ont affirmé l'achèvement global des consultations techniques sur une partie du texte. Ils auront un autre entretien téléphonique dans un proche avenir. Entre-temps, les consultations au niveau technique seront accélérées. Nous espérons que les deux parties trouveront un moyen judicieux de résoudre les problèmes économiques et commerciaux sur la base du respect mutuel, de l'égalité et des avantages réciproques.

Q : Selon les données de l'OCDE, le montant des investissements directs étrangers (IDE) a diminué de 20% au premier semestre de 2019 par rapport au deuxième semestre de l'année précédente. Le montant des IDE aux États-Unis a diminué de plus de 25%, tandis que le montant des IDE en Chine a augmenté de 5%. Avez-vous un commentaire à faire à ce sujet ?

R : J'ai noté ces statistiques publiées par l'OCDE, qui en disent long sur certains faits, selon moi.

Premièrement, la chute des IDE dans le monde entier au premier semestre 2019 témoigne encore une fois de la détérioration de l'environnement mondial en matière d'investissement. Je pense que tout le monde sait bien que le protectionnisme et l'unilatéralisme sont les principaux facteurs contraignants à l'origine de cette situation.

Deuxièmement, le flux des IDE vers les États-Unis a chuté de façon spectaculaire, tandis que celui vers la Chine a augmenté. Il ne peut pas être plus évident de savoir qui devient plus ouvert chaque jour davantage et qui devient de plus en plus conservateur.

La deuxième édition de l'Exposition internationale d'importation de la Chine (CIIE) se tiendra à Shanghai dans quelques jours. Jusqu'à présent, 63 pays se sont inscrits à l'exposition et plus de 3 000 entreprises venant de plus de 150 pays et régions y participeront. Il est à noter que 192 entreprises américaines assisteront à cet événement, soit une augmentation de 18% par rapport à l'année dernière, avec une surface d'exposition totale d'environ 47 500 m2, les États-Unis se classant au premier rang parmi tous les pays participants.

Cela montre encore une fois que les entreprises du monde entier, y compris les américaines, sont attirées par les perspectives économiques et le potentiel du marché chinois, qu'elles sont prêtes à continuer à investir en Chine et à approfondir leur coopération avec la Chine.

Je pense que nous devrions demander à ces exposants américains s'ils souhaitent quitter la Chine ou non, ou s'ils seraient d'accord pour voir un « découplage » des deux pays.

Je réitérerai que la Chine ne fera qu'accélérer la réforme et élargira l'ouverture. Nous appelons la communauté internationale à travailler de concert pour s'opposer à l'unilatéralisme et au protectionnisme, créer un environnement plus équitable, plus juste et plus prévisible pour les investisseurs des différents pays, créer davantage d'opportunités de développement dans le but de promouvoir la libéralisation et la facilitation du commerce et des investissements mondiaux et de construire une économie mondiale ouverte.

Q : Selon les médias, le représentant permanent de l'Argentine auprès des organisations internationales à Vienne, Rafael Grossi, a été élu directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le 29 octobre. Quel est le commentaire de la partie chinoise à ce sujet ?

R : La Chine félicite le représentant permanent de l'Argentine auprès des organisations internationales à Vienne, l'ambassadeur Grossi, pour son élection au poste de directeur général de l'AIEA. Organisation internationale intergouvernementale la plus universelle et faisant le plus autorité dans le domaine nucléaire, l'AIEA joue un rôle important dans la promotion de l'utilisation de l'énergie nucléaire à des fins pacifiques et la prévention de la prolifération des armes nucléaires. La Chine espère que l'ambassadeur Grossi dirigera l'organisation dans l'exercice de ses fonctions dans un esprit objectif, impartial et professionnel, afin de mieux faire face aux problèmes de sécurité et de développement dans le monde. La Chine entend approfondir sa coopération pragmatique avec l'AIEA afin de contribuer ensemble à la paix, à la sécurité et au développement durable dans le monde.

Q : L'ancien ambassadeur d'Australie en Chine Geoff Raby a déclaré dans un article publié récemment dans l'Australian Financial Review que, à l'heure actuelle, le système australien de renseignement et de sécurité oriente sa politique chinoise sur la base de l'assertion de la « menace chinoise » et considère le fait d'acculer les relations sino-australiennes dans une impasse comme un exploit, amenant le gouvernement australien à faire des erreurs décisionnelles sur plusieurs questions liées à la Chine. S'engager dans une « diplomatie du microphone » ne fera que nuire aux intérêts nationaux de l'Australie. « Il est temps que la politique australienne envers la Chine soit redirigée par les diplomates », a-t-il déclaré. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Nous avons pris note des reportages concernés. Depuis quelque temps, des personnalités clairvoyantes australiennes, en tenant compte des intérêts de l'Australie et des Australiens, ont réfléchi à la politique du pays à l'égard de la Chine et formulé des remarques et suggestions sur la manière d'améliorer les relations avec la Chine. Le gouvernement australien devrait tenir compte de ces voix objectives et rationnelles.

La Chine est toujours d'avis qu'une relation saine et stable entre la Chine et l'Australie est dans l'intérêt fondamental des deux peuples. Nous espérons que la partie australienne tirera la leçon des hauts et des bas survenus dans les relations entre les deux pays ces dernières années, envisagera les relations bilatérales de manière objective, rationnelle et juste, adhérera au principe de respect mutuel et d'égalité et prendra des mesures concrètes pour renforcer la confiance mutuelle, élargir la coopération et gérer les divergences dans l'objectif d'assurer un développement sain et régulier des relations bilatérales.

Q : Hier, la Ministre australienne des Affaires étrangères Payne a fait des commentaires en termes sévères sur la Chine, affirmant que son pays continuera de poser à la Chine la question des droits de l'homme. La Chine a-t-elle exprimé son opposition ou son mécontentement aux commentaires de Payne au sujet de la Chine ?

R : Nous avons noté que la Ministre australienne des Affaires étrangères a fait des commentaires positifs au sujet du développement de la Chine et des relations sino-australiennes, et s'est déclarée prête à développer un partenariat stratégique global avec la Chine et à gérer de manière appropriée les divergences. Nous exprimons notre appréciation à cet égard. Cependant, dans la même enceinte, elle a également abordé la question liée au Xinjiang en faisant fi des faits, cela à des fins politiques. Un tel agissement n'est nullement profitable à l'amélioration et au développement des relations entre les deux pays. Nous avons fait des représentations solennelles auprès de la partie australienne et souligné la nature inappropriée de sa conduite.

Nous avons confirmé à maintes reprises qu'une relation saine et stable entre la Chine et l'Australie correspond à l'intérêt fondamental des deux pays. Nous espérons que la partie australienne procédera à un examen de conscience pour tirer la leçon des vicissitudes dans les relations bilatérales et déploiera des efforts dans le même sens que la Chine, au lieu de « faire un pas en avant et deux pas en arrière ».

En outre, le gouvernement australien devrait vraiment prendre au sérieux les idées exprimées dans l'article écrit par un Australien et mentionné dans la question précédente.

Q : Certains pays, tels que les États-Unis et le Royaume-Uni, ont publié une déclaration commune au cours du dialogue interactif entre la 3e Commission de l'Assemblée générale des Nations Unies et le Comité pour l'élimination de la discrimination raciale, critiquant la politique chinoise à l'égard du Xinjiang. Nous avons également constaté que bon nombre de pays en développement ont publié des déclarations communes appuyant la position de la Chine sur le Xinjiang et s'opposant aux remarques des pays occidentaux. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Le 29 octobre, lors du dialogue interactif entre la Troisième Commission de la 74e Assemblée générale des Nations Unies et le Comité des Nations Unies pour l'élimination de la discrimination raciale, quelques pays occidentaux, dont les États-Unis et le Royaume-Uni, ont attaqué la Chine sur la question liée au Xinjiang. Plus de 60 pays sont intervenus sur place pour soutenir la position de la Chine sur la question relative au Xinjiang et saluer les progrès considérables remportés par la Chine en matière de droits de l'homme et sa politique à l'égard du Xinjiang. Ils se sont opposés à l'ingérence dans les affaires intérieures de la Chine sous le prétexte des droits de l'homme. L'exhibition anti-chinoise montée par quelques pays occidentaux a subi une défaite honteuse.

La région autonome ouïghoure du Xinjiang a pris une série de mesures de lutte antiterroriste et de déradicalisation conformément à la loi, notamment la création de centres de formation et d'enseignement professionnels, ce qui a permis d'y redresser la situation sécuritaire. Il n'y a pas eu d'incidents terroristes violents dans le Xinjiang depuis trois ans. Le Xinjiang jouit maintenant de la stabilité sociale et de l'unité ethnique. Les habitants y mènent une vie heureuse avec un sentiment d'épanouissement, de bonheur et de sécurité beaucoup plus fort. Leurs droits à la vie, à la santé et au développement ont été considérablement améliorés. Tout comme des dizaines de pays l'ont souligné dans leurs déclarations communes ou particulières, les mesures prises par le gouvernement chinois dans le Xinjiang ont efficacement préservé les droits de l'homme fondamentaux des habitants multiethniques et y ont maintenu la sécurité et la stabilité. Nous exhortons les États-Unis, le Royaume-Uni et certains autres pays à cesser de faire passer le noir pour le blanc et de s'opposer à la vérité.

En mars 2019, le Conseil des Ministres des Affaires étrangères de l'Organisation de la Coopération islamique a adopté une résolution dans laquelle il a salué les efforts déployés par la Chine visant à entourer de sollicitude la population musulmane. En juillet, les représentants de plus de 50 pays auprès de l'Office des Nations Unies à Genève ont cosigné une lettre adressée au Président du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies et à la Haute-Commissaire aux droits de l'homme, applaudissant le respect et la protection des droits de l'homme par la Chine dans la lutte antiterroriste et la déradicalisation. Cette fois-ci, plus de 60 pays ont exprimé leur soutien à la Chine, laissant entendre une voix de justice écrasante. Cela contraste nettement avec le fait que quelques pays ont déformé les faits et blâmé la Chine sans raison. Cela reflète parfaitement la tendance de l'opinion publique et démontre que toute tentative de noircir la Chine est impopulaire et vouée à l'échec.

Comme tout le monde le sait, les droits de l'homme aux États-Unis, au Royaume-Uni et dans d'autres pays ne sont pas glorieux. Ces pays ne sont nullement qualifiés pour critiquer les autres pays avec force gestes autoritaires, et ce qu'ils devraient faire est de procéder à un examen de conscience sur eux-mêmes. Nous leur recommandons de retirer le plus tôt possible le masque de « protecteurs des droits de l'homme », de cesser de politiser la question des droits de l'homme et d'appliquer « deux poids deux mesures », et de cesser de s'immiscer dans les affaires intérieures des autres pays sous le prétexte des droits de l'homme. Ils devraient bien comprendre la situation, suivre la tendance générale et apporter une contribution tangible à un développement sain de la cause internationale des droits de l'homme.

Q : Selon des sources d'information, récemment, un orchestre de New York qui avait prévu de se produire en Chine a annulé sa tournée parce que trois musiciens de nationalité sud-coréenne de l'orchestre se sont vu refuser des visas. L'orchestre a déclaré que le refus de visas était lié à la question du système « THAAD » de 2016. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Je ne suis pas au courant de ce que vous avez mentionné, mais je pense qu'il s'agit d'un cas isolé concernant les visas.

Je veux partager des données avec vous. En 2018, quelque 9,5 millions de contacts interpersonnels ont eu lieu entre la Chine et la République de Corée. Plus précisément, 4,193 millions de Sud-Coréens sont venus en Chine. Si, comme certains l'ont dit, nous avons refusé de délivrer des visas aux Sud-Coréens à cause du problème du « THAAD », comment ces millions de personnes auraient-elles pu venir en Chine l'année dernière ?

Q : Après le dialogue interactif entre la Troisième Commission de l'Assemblée générale des Nations Unies et le Comité pour l'élimination de la discrimination raciale, les représentants permanents du Royaume-Uni, des États-Unis et de l'Allemagne ont assisté à une conférence de presse tenue au siège des Nations Unies au cours de laquelle l'ambassadeur d'Allemagne a déclaré que le plus urgent à l'heure actuelle était d'assurer des visites sans restriction dans le Xinjiang et l'accès à tous les centres de formation et d'enseignement professionnels. Il a dit qu'il ne comprenait pas pourquoi la partie chinoise s'opposait à de telles visites. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Je viens d'exposer la position de la Chine de manière intégrale et je ne vais pas la répéter.

En ce qui concerne les visites au Xinjiang dont vous avez parlé, comme nous l'avons souligné à plusieurs reprises, nous avons invité des diplomates, des journalistes et des personnalités religieuses de différents pays à visiter le Xinjiang. Après les visites, ils ont dit que ce qu'ils avaient vu et entendu là-bas était totalement différent de ce qui est prétendu par les médias occidentaux et certains pays occidentaux. En fait, nous avons adressé maintes fois des invitations à la Haute-Commissaire des droits de l'homme et restons en contact avec l'ONU.

Les États-Unis et le Royaume-Uni déclarent que la Chine devrait autoriser des officiels onusiens à faire des visites dans le Xinjiang, tout en harcelant et faisant pression sur des officiels onusiens qui se sont rendus dans le Xinjiang. Un tel comportement inapproprié révèle leur intention politique inavouable.

Le Xinjiang est une région ouverte et nous souhaitons la bienvenue aux journalistes et officiels des différents pays qui y effectuent des visites, et espérons qu'ils se feront une idée juste de la situation au Xinjiang. Bien entendu, les visites doivent être effectuées conformément à la législation chinoise, sur la base d'une ample communication avec la partie chinoise et en remplissant les formalités nécessaires le cas échéant.

Q : Pouvez-vous nous présenter plus d'informations sur la réunion entre les différentes factions afghanes tenue à Beijing ? Pouvez-vous nous dire quand elle aura lieu ?

R : J'ai répondu à votre question hier, non ? (Le journaliste a acquiescé d'un signe de tête.)

Aujourd'hui, ma réponse est la même qu'hier. Voulez-vous que je la répète ?

Nous vous tiendrons au courant s'il y a d'autres informations.

Q : Selon les médias, hier, un avion militaire chinois est entré, pour la 25e fois, dans la zone d'identification de la défense aérienne de la République de Corée. Pour quelle raison ? Cette fois-ci, la différence est que l'aéronef chinois a fourni des informations de vol avant d'entrer dans la zone d'identification de la défense aérienne de la République de Corée. Quelle est la raison et quel est le contexte de cette action ?

R : Je peux vous dire que la zone d'identification de la défense aérienne ne constitue pas un espace aérien territorial.

En ce qui concerne les activités des avions militaires chinois, je vous conseille de vous renseigner auprès du Ministère chinois de la Défense nationale, qui tiendra une conférence de presse demain.

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