Page d'accueil Dernières Nouvelles Infos sur le Consulat Général Infos sur la circonscription Affaires consulaires Contactez-nous
Conférence de presse du 17 septembre 2019 tenue par la Porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2019/09/17

Q : Selon des reportages, le 16 septembre, le caucus des îles Salomon a décidé de rompre les « relations diplomatiques » avec Taïwan et d'établir des relations diplomatiques avec la Chine, avec 27 voix pour, 0 voix contre et six abstentions. Le gouvernement a adopté cette décision lors d'une réunion du cabinet le même jour. Quel est le commentaire de la Chine sur la décision du gouvernement des îles Salomon ? Quand la Chine établira-t-elle officiellement des relations diplomatiques avec les îles Salomon ?

R : La Chine apprécie hautement la décision du gouvernement des îles Salomon de reconnaître le principe d'une seule Chine et de rompre les soi-disant « relations diplomatiques » avec les autorités de Taïwan. Nous soutenons cette décision importante prise par les îles Salomon en tant que pays souverain et indépendant.

Il n'y a qu'une seule Chine dans le monde et le gouvernement de la République populaire de Chine est l'unique gouvernement légal représentant toute la Chine. Taïwan fait partie intégrante du territoire chinois. Ce sont des faits fondamentaux et c'est le consensus universel de la communauté internationale. Sur la base du principe d'une seule Chine, la Chine a établi des relations diplomatiques officielles avec 178 pays.

Les îles Salomon ont décidé hier, par 27 voix contre zéro, de reconnaître le principe d'une seule Chine et d'établir des relations diplomatiques avec la Chine, ce qui prouve pleinement, à nouveau, le fait que le principe d'une seule Chine répond à l'aspiration commune des peuples du monde et constitue une tendance irrésistible de notre époque. Nous nous félicitons que le gouvernement des îles Salomon saisisse cette occasion historique pour faire un choix historiquement juste et nous nous réjouissons qu'il rejoigne sans tarder la grande famille de la coopération entre la Chine et les pays insulaires du Pacifique, sur la base du principe d'une seule Chine. Nous sommes prêts à travailler avec les îles Salomon pour inaugurer la nouvelle ère du développement de nos relations bilatérales.

Quant à savoir quand la Chine établira officiellement des relations diplomatiques avec les îles Salomon, je voudrais citer un proverbe chinois : « Une fois les conditions réunies, l'affaire aboutit d'elle-même ».

Q : Deux installations pétrolières d'Aramco, en Arabie saoudite, ont subi de graves attaques, ce qui a entraîné la suspension de 50% de la production pétrolière du pays et provoqué des fluctuations importantes sur le marché pétrolier mondial. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : La Chine condamne les attaques contre les installations pétrolières de l'Arabie saoudite. Nous nous opposons à toute attaque contre des civils et des installations civiles. Nous appelons les parties concernées à s'abstenir de toute action susceptible de conduire à une escalade des tensions dans la région.

Q : Premièrement, avez-vous une date exacte pour la signature officielle entre la Chine et les îles Salomon de l'accord sur l'établissement de leurs relations diplomatiques ? Deuxièmement, les autorités de Taïwan avaient fourni un « soutien financier » aux îles Salomon. Le gouvernement des îles Salomon a mené des discussions avec la Chine au sujet du remplacement de ce soutien financier, afin que l'argent qui venait de Taïwan vienne désormais de la partie continentale de la Chine. Pourriez-vous communiquer plus de détails ?

R : J'ai l'impression que vous avez pesé chaque mot dans vos questions. (Le journaliste a ri.)

En ce qui concerne votre première question, je comprends que cela représente votre souhait de voir la Chine établir des relations diplomatiques avec les îles Salomon dans les meilleurs délais. Comme je viens de le dire en citant un proverbe chinois, « Une fois les conditions réunies, l'affaire aboutit d'elle-même ».

En ce qui concerne l'aide économique que vous avez mentionnée, nous avons également remarqué ce que certaines personnes à Taïwan ont dit lors d'une conférence de presse tenue l'autre jour. Les propos tenus par certaines personnes à Taïwan révèlent pleinement leur mentalité consistant à mesurer les autres à leur aune. En effet, ceux qui sont si habitués à utiliser l'argent pour « acheter » la diplomatie ne comprendront peut-être pas que certains principes ne peuvent être achetés, la confiance non plus.

Le gouvernement des îles Salomon a décidé de reconnaître le principe d'une seule Chine et d'établir des relations diplomatiques avec la Chine, ce qui prouve pleinement, à nouveau, le fait que le principe d'une seule Chine répond à l'aspiration commune des peuples du monde et constitue une tendance irrésistible de notre époque.

Nous sommes convaincus que l'établissement et le développement des relations diplomatiques avec la République populaire de Chine, deuxième économie du monde avec plus de 1,4 milliard d'habitants et un avenir prometteur, offriront des opportunités de développement sans précédent aux îles Salomon. Nous sommes prêts à travailler avec les îles Salomon pour ouvrir de nouvelles perspectives prometteuses à nos relations bilatérales.

Q : La Chine importe une grande quantité de pétrole de l'Arabie saoudite. Les récentes attaques contre les installations pétrolières de ce pays vont sûrement affecter l'approvisionnement de la Chine. Comment la Chine va-t-elle répondre à l'approvisionnement insuffisant en découlant ?

R : Comme je viens de le dire, la Chine condamne les attaques contre les installations pétrolières de l'Arabie saoudite. Nous nous opposons à toute attaque contre des civils et des installations civiles.

Naturellement, nous sommes préoccupés par l'impact des attaques sur la sécurité de l'approvisionnement mondial en pétrole et la stabilité des prix. Quant à connaître les impacts sur la Chine et les mesures qu'elle prendra, ce n'est pas une question diplomatique. En fait, lors de la conférence de presse tenue hier par le Bureau de l'Information du Conseil des Affaires d'Etat, le porte-parole du Bureau national des statistiques a déjà répondu à une question y relative. Vous pouvez vous référer à sa réponse.

Q : Une question sur l'Afghanistan. Des diplomates ont déclaré que la Chine menaçait d'opposer son veto à une résolution sur l'Afghanistan aux Nations unies, car cette résolution n'incluait pas de termes sur l'initiative « la Ceinture et la Route ». Pourriez-vous confirmer cela ?

R : Je ne sais pas quelle est votre source. Je peux vous dire que la situation en Afghanistan en est actuellement à un stade critique. La Chine soutient la Mission d'assistance des Nations unies en Afghanistan (MANUA) dans la fourniture d'une assistance continue au processus de paix et de reconstruction en Afghanistan et au développement socio-économique du pays. À l'heure actuelle, les membres du Conseil de sécurité tiennent des consultations sur un projet de résolution sur la prorogation du mandat de la MANUA. Nous espérons que les membres du Conseil de sécurité maintiendront conjointement le consensus important atteint par le passé, respecteront les préoccupations légitimes de chacun, poursuivront leur coopération constructive sur la question de l'Afghanistan et préserveront l'unité du Conseil de sécurité.

Q : Tanya Chan, membre du Conseil législatif de Hong Kong, a appelé hier le Conseil des droits de l'Homme des Nations unies à tenir une session d'urgence et à lancer une enquête internationale pour défendre la justice et les droits de l'Homme à Hong Kong. Que pense la Chine de cette idée ?

R : J'ai pris note du reportage que vous avez mentionné. Cette membre du Conseil législatif a également déclaré que Hong Kong était au bord de la crise humanitaire, non ? (Le journaliste a fait un signe de tête.)

Hong Kong est assurément au bord d'une crise, pas d'une « crise humanitaire » comme elle le prétend, mais d'une crise de l'Etat de droit. Au cours des deux derniers mois environ, nous avons clairement constaté l'évolution de la situation à Hong Kong. J'ai remarqué que des journalistes de CNN avaient récemment fait des reportages sur l'atteinte portée aux gens ordinaires et aux passants par les éléments radicaux et violents. Ces radicaux violents ont mené des attaques folles et odieuses et ont porté gravement atteinte à l'Etat de droit et à la sécurité de toute la société. Je pense qu'en ce moment de crise, les habitants de Hong Kong doivent bravement prendre position contre la violence. La tâche la plus urgente et importante à l'heure actuelle à Hong Kong est de mettre un terme à la violence, au chaos, et à rétablir l'Etat de droit et l'ordre. Ce qui doit vraiment faire l'objet d'une enquête, ce sont ces radicaux violents, leurs actes criminels, et ceux qui tirent les ficelles en coulisses.

Q : Selon les médias, le Président du Soudan du Sud, Kiir, et le chef de l'opposition, Machar, se sont rencontrés à Juba récemment. Les deux parties sont parvenues à un consensus important sur la formation d'un nouveau gouvernement de transition d'ici le 12 novembre et sur d'autres questions relatives au processus de paix au Soudan du Sud. La partie chinoise a-t-elle des commentaires à faire à ce propos ?

R : La Chine apprécie et se félicite de la rencontre entre le Président du Soudan du Sud, Kiir, et le chef de l'opposition, Machar, qui a abouti à un consensus sur la formation d'un nouveau gouvernement de transition à la date prévue et d'autres questions. Nous espérons que les deux parties saisiront cette occasion, accéléreront la mise en œuvre de l'accord de paix revitalisé et rétabliront rapidement la paix et la stabilité dans le pays. La Chine soutiendra comme toujours le processus de paix au Soudan du Sud et fournira l'aide nécessaire.

Q : Lorsque le Conseiller d'Etat Wang Yi participera à l'Assemblée générale des Nations unies la semaine prochaine, discutera-t-il de propositions ou de projets concrets dans le cadre de l'initiative « la Ceinture et la Route » avec d'autres Etats membres de l'ONU ?

R : Hier, nous avons annoncé que le Conseiller d'Etat Wang Yi participerait au débat général de la 74e session de l'Assemblée générale des Nations unies et à d'importantes réunions multilatérales et bilatérales connexes. Il assistera au Sommet de l'action pour le climat et au Sommet des ODD en tant que représentant spécial du Président Xi Jinping. Il présidera également la rencontre entre les Ministres des Affaires étrangères des membres permanents du Conseil de sécurité et le Secrétaire général des Nations unies, la réunion des Ministres des Affaires étrangères entre la Chine et les membres africains du Conseil de sécurité, la réunion des Ministres des Affaires étrangères du Forum des civilisations anciennes et le dialogue des Ministres des Affaires étrangères entre la Chine et le Quatuor de la CELAC. Par ailleurs, le Conseiller d'Etat Wang Yi rencontrera collectivement les Ministres des Affaires étrangères de la troïka du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et participera aux débats publics du Conseil de sécurité des Nations unies, à la réunion des Ministres des Affaires étrangères du BRICS et aux activités commémoratives du 70e anniversaire de la Convention de Genève. Il tiendra également des réunions bilatérales avec le Secrétaire général des Nations unies, le Président de la 74e session de l'Assemblée générale des Nations unies et les chefs de délégation ou Ministres des Affaires étrangères de dizaines de pays, et assistera à la cérémonie d'ouverture d'une exposition de photos sur les réalisations accomplies par la République populaire de Chine depuis sa fondation il y a 70 ans.

Initiative importante pour la coopération internationale, « la Ceinture et la Route » a attiré une large attention et a été inscrite dans des documents de l'ONU. Si une partie concernée s'intéresse à ce sujet, la Chine est prête à engager des discussions en la matière.

Q : Le Ministre des Affaires étrangères des Maldives doit entamer sa visite en Chine aujourd'hui. Pourriez-vous en donner des détails ?

R : Cette visite du Ministre des Affaires étrangères des Maldives constitue une occasion importante de renforcer la confiance mutuelle et d'élargir la coopération mutuellement bénéfique entre nos deux pays. Nous publierons plus d'informations sur la visite en temps voulu.

Q : Dans une récente interview, l'ancien député britannique George Galloway a déclaré que certaines organisations étrangères étaient derrière les manifestations à Hong Kong. La Chine a-t-elle des commentaires à faire à ce propos ?

R : Ce que l'ancien député britannique a dit à propos de l'ingérence étrangère dans les affaires de Hong Kong n'est que trop vrai. Comme nous pouvons le constater dans les reportages des médias, certaines forces étrangères se sont immiscées dans les affaires de Hong Kong par divers moyens, notamment en soutenant publiquement les éléments radicaux et violents, en embellissant les actes criminels graves des radicaux violents et en dénigrant les efforts de la police de Hong Kong visant à maintenir l'Etat de droit et l'ordre conformément à la loi. Certains politiciens occidentaux sont même allés jusqu'à rencontrer publiquement les forces séparatistes de Hong Kong et leurs représentants et à les encourager et les appuyer. En outre, nous pouvons également trouver des reportages dans les médias selon lesquels les Etats-Unis ont fourni d'importantes sommes d'argent à la prétendue opposition s'engageant dans des activités séparatistes, par le biais de la Fondation nationale pour la démocratie. Nous avons également remarqué des reportages de BBC Newsnight selon lesquels certains organismes américains avaient organisé une série de séminaires pour offrir des formations sur les activités violentes dans la rue. Ils avaient une organisation solide et une division du travail bien nette. Les médias en ont fourni des preuves dans leurs reportages. Et ce n'est que la partie émergée de l'iceberg. Notre position est très claire et nous devons la réitérer : les affaires de Hong Kong sont purement des affaires intérieures de la Chine et aucune ingérence d'un quelconque gouvernement, d'une force, d'une organisation ou d'un individu étranger n'est tolérée. Nous conseillons à ces forces étrangères de discerner clairement la situation le plus rapidement possible et de cesser de jouer de sales tours à Hong Kong. Nous espérons que les éléments violents pourront prendre conscience de la situation, revenir à la raison et se rendre compte de la nature extrêmement préjudiciable de leurs actes.

Nous avons rassemblé des reportages disponibles en ligne. Si vous en avez besoin, nous sommes prêts à vous les fournir.

Un journaliste a posé la question suivante à l'issue de la conférence de presse :

Q : Selon les médias, les îles Salomon ont décidé d'établir des relations diplomatiques avec la Chine. Nous avons constaté que les autorités de Taïwan avaient déclaré que l'assistance en matière de financement et d'infrastructures fournie par la Chine aux pays insulaires du Pacifique n'était pas souvent étayée et pourrait causer un lourd fardeau de la dette pour les pays bénéficiaires. Quel est le commentaire de la Chine à ce propos ?

R : La Chine apprécie hautement la décision du gouvernement des îles Salomon de reconnaître le principe d'une seule Chine, de rompre les soi-disant « relations diplomatiques » avec les autorités de Taïwan et d'établir des relations diplomatiques avec la Chine. Nous soutenons cette décision importante prise par les îles Salomon en tant que pays souverain et indépendant. Cela prouve pleinement, à nouveau, le fait que le principe d'une seule Chine répond à l'aspiration commune des peuples du monde et constitue une tendance irrésistible de notre époque.

La Chine et les pays insulaires du Pacifique sont tous des pays en développement. Persévérant dans la bonne conception de la justice et des intérêts, la Chine développe une coopération avec les pays insulaires du Pacifique. Nous leur avons également fourni beaucoup d'aides sincères dans la mesure du possible. L'aide chinoise à ces pays fait partie intégrante de la coopération Sud-Sud. Elle a quatre caractéristiques distinctes. Tout d'abord, l'égalité. Nous respectons pleinement la volonté des pays bénéficiaires, leur apportons une aide selon leurs besoins, ne nous ingérons jamais dans leurs affaires intérieures et n'assortissons notre aide d'aucune condition politique. Deuxièmement, le pragmatisme. Tous les projets sont établis sur la base de démonstrations scientifiques, prenant pleinement en compte leurs effets réels et la durabilité budgétaire. Troisièmement, l'ouverture. Notre aide ne vise aucune tierce partie. Nous nous appliquons à agrandir le gâteau de la coopération au lieu de nous engager dans un jeu à somme nulle. Quatrièmement, la durabilité. Persévérant dans l'idée d'enseigner à une personne à pêcher plutôt que de simplement lui donner un poisson, nous attachons de l'importance à aider les pays bénéficiaires à améliorer leurs capacités autonomes en matière de développement durable.

A la lumière de ces principes, la Chine a aidé les pays insulaires du Pacifique à construire une centaine de projets complets tels que des centres de conférence internationaux, des routes, des bureaux, des écoles et des hôpitaux. Nous avons fourni des bourses à plus de 5 000 étudiants et formé plus de 7 000 professionnels. Ces mesures ont énergiquement stimulé le développement socio-économique et l'amélioration du bien-être de la population de ces pays, gagnant un accueil et une appréciation unanimes des gouvernements et des peuples locaux.

Au cours de la coopération entre la Chine et les pays insulaires, qu'il s'agisse de la sélection des projets ou de la coopération en matière d'investissement et de financement, les décisions sont prises avec prudence, d'un commun accord, après analyse des risques et études de faisabilité. La Chine offre des prêts aux pays bénéficiaires en respectant pleinement la volonté de leurs gouvernements. Ces prêts sont investis dans des domaines dont le développement est impératif pour les pays bénéficiaires et qui souffrent d'une pénurie de fonds. Lorsque nos partenaires font face à des difficultés financières, nous recherchons toujours les solutions adéquates par des consultations amicales. Jusqu'à présent, aucun pays n'a sombré dans une crise de la dette en raison de sa coopération avec la Chine.

Je dois souligner que les propos des autorités de Taïwan sont une calomnie imaginaire. Cela révèle pleinement leur mentalité consistant à mesurer les autres à leur aune. Les pays insulaires du Pacifique sont les mieux placés pour dire si l'aide chinoise est bonne ou mauvaise. Les populations locales ont les yeux perçants.


Suggest To A Friend
  Print