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Conférence de presse du 30 janvier 2019 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang
2019/01/30

Q : Nous sommes curieux de savoir pourquoi le Vice-Premier Ministre Liu He est parti aux États-Unis plus tôt que prévu. Pourriez-vous nous informer de son ordre du jour de mercredi aux États-Unis ?

R : Avez-vous dit que le Vice-Premier Ministre Liu He est parti aux États-Unis avant la date prévue ? Pour quelle raison dites-vous cela ?

Le journaliste explique : Certains médias l'indiquent.

R : Je crois comprendre que le Vice-Premier Ministre Liu He est parti aux États-Unis pour des consultations économiques et commerciales conformément aux arrangements conclus précédemment entre les deux parties.

Q : La conférence P5 se tient ce matin à Beijing. Pouvez-vous nous donner des informations à ce sujet ?

R : La conférence P5 a débuté ce matin à Beijing. La Chine, la France, la Russie, le Royaume-Uni et les États-Unis, en tant que cinq États dotés d'armes nucléaires, ont tous confirmé les responsabilités importantes et particulières qu'ils assument pour le maintien de la paix, de la sécurité et de la stabilité internationales. Conscients des graves défis auxquels la sécurité internationale est confrontée, ces cinq pays se disent prêts à travailler ensemble pour renforcer la coordination, gérer les différends et relever conjointement les défis de la sécurité internationale.

Dans la situation actuelle, le fait que les cinq pays dotés d'armes nucléaires procèdent à des échanges en face-à-face pour discuter en profondeur des problèmes urgents dans le domaine de la sécurité stratégique émet un signal positif important en direction du monde. Pendant la réunion, les cinq pays dotés d'armes nucléaires auront un échange de vues approfondi sur les questions relatives aux politiques et stratégies nucléaires, au désarmement nucléaire et à la non-prolifération nucléaire. La Chine, qui assume la présidence de la conférence, publiera plus d'informations sur la réunion en temps opportun.

(Question posée par le même journaliste) : Cette conférence est-elle organisée juste aujourd'hui ou continuera-t-elle demain ?

R : Elle continuera demain.

Q : Pouvez-vous commenter le processus d'examen de la nouvelle loi chinoise sur les investissements étrangers ?

R : J'ai vu dans les médias des informations sur l'examen d'une nouvelle loi sur les investissements étrangers. Je vous conseille de vous renseigner auprès du département compétent.

Q : Hier, lors d'une audition organisée par le Comité spécial du renseignement du Sénat américain, le directeur du renseignement national américain a exprimé sa préoccupation vis-à-vis de la coopération croissante entre la Chine et la Russie, déclarant que Beijing et Moscou sont en train d'éroder les normes bien établies et tentent de reconstruire le régime international, ce qui augmenterait les risques de conflits régionaux, en particulier au Moyen-Orient et en Asie de l'Est. Avez-vous des commentaires à faire à ce sujet ?

R : La Chine et la Russie, grands pays d'influence mondiale et membres permanents du Conseil de Sécurité des Nations Unies, se prononcent pour la préservation de l'ordre international centré sur les objectifs et les principes de la Charte des Nations Unies, la promotion de la multipolarisation mondiale et la démocratisation des relations internationales.

Actuellement, les relations sino-russes sont à leur meilleur niveau historique, grâce au fait que les deux pays, ayant transcendé la mentalité du jeu à somme nulle où les grands pays étaient soit alliés, soit rivaux, considèrent réciproquement le développement de l'autre comme une opportunité de son développement et ont mis en place un partenariat stratégique global de coordination. La Chine et la Russie ont forgé un nouveau type de relations interétatiques caractérisées par la non-alliance, la non-confrontation et la non-hostilité envers un pays tiers, donnant ainsi un exemple à la communauté internationale et aux relations entre grands pays. La coordination entre les deux pays dans les affaires internationales a contribué énergiquement à la paix, à la sécurité et à la stabilité régionales et mondiales, jouant un rôle de stabilisateur dans la situation internationale pleine d'instabilité et d'incertitudes, et a mis en évidence le sens de la responsabilité de la Chine et de la Russie en tant que puissances majeures pour la paix et le développement mondiaux.

Question posée par le même journaliste : Il a également déclaré que la Chine constitue la plus grande menace pour les États-Unis. Avez-vous des commentaires à faire à ce sujet ?

R : Si je me souviens bien, j'ai répondu à une question similaire en janvier ou février 2018. À ce moment-là, le Comité spécial du renseignement du Sénat américain avait également tenu une audience au cours de laquelle le responsable américain concerné avait déclaré que les menaces pesant sur les États-Unis venaient de partout, en particulier de la Chine et de la Russie. Je pense que la réponse que j'ai donnée l'année dernière s'applique encore à la situation de cette année. Je vais la répéter. La voici :

« Nous avons lu les reportages en question. Les États-Unis sont la première puissance mondiale, avec une force militaire inégalée. Si les États-Unis sentent qu'ils sont menacés de près ou de loin, qu'en est-il pour les autres ? Ils doivent avoir le sentiment que le danger plane à leur porte. Comment pourraient-ils s'en sortir avec une telle impression ?

Je ne sais pas d'où vient le fort sentiment d'insécurité de la partie américaine. Je tiens à souligner que la sécurité absolue n'existe pas dans le monde, et que la sécurité d'un pays ne devrait pas être bâtie sur l'insécurité d'autres pays.

La partie chinoise préconise toujours un nouveau concept de sécurité marqué par une sécurité commune, globale, coopérative et durable. Nous espérons que les États-Unis pourront se débarrasser de la mentalité du jeu à somme nulle et cesser de considérer les relations entre grands pays dans une perspective conflictuelle. Les États-Unis doivent s'adapter à la tendance générale de notre époque pour la paix et le développement, se joindre aux efforts de la Chine, de la Russie et des autres membres de la communauté internationale pour défendre conjointement la paix et la sécurité mondiales. »

C'est ce que j'ai dit l'année dernière, et aussi ce que je veux dire aujourd'hui. Si l'année prochaine, une telle audience est à nouveau organisée par le Comité spécial du renseignement du Sénat américain et aboutit à des conclusions similaires, je donnerai toujours la même réponse.

Q : J'ai une question sur la conférence P5 de Beijing. Le Traité de non-prolifération (TNP) a trois objectifs : la non-prolifération, le désarmement nucléaire et l'utilisation de l'énergie nucléaire à des fins pacifiques. Les discussions en cours semblent beaucoup insister sur le premier objectif, et pas assez sur les deux autres. Pourriez-vous dire quelques mots sur les engagements de la Chine vis-à-vis des deux autres objectifs du TNP ?

R : Je vois que vous connaissez très bien le TNP.

Le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires est la pierre angulaire du régime international de non-prolifération et de désarmement nucléaires et constitue un élément essentiel du système de sécurité internationale de l'après-guerre. Depuis son entrée en vigueur, il a joué un rôle important dans la prévention de la prolifération nucléaire, la promotion du processus de désarmement nucléaire et celle de l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire.

En tant que ferme défenseur du multilatéralisme, la Chine est déterminée à défendre les buts et objectifs du TNP. Dans la situation actuelle, la communauté internationale doit s'en tenir au multilatéralisme, faire progresser de manière globale et équilibrée les trois objectifs du TNP, soit la non-prolifération nucléaire, le désarmement nucléaire et l'utilisation de l'énergie nucléaire à des fins pacifiques, et rechercher des mesures réalisables à travers de vastes consultations. Elle doit s'opposer fermement à une application du TNP avec deux poids deux mesures, préserver et renforcer continuellement l'autorité, l'universalité et l'efficacité du TNP, et faire aboutir le processus d'examen du TNP à des résultats concrets afin de mieux faire face à la nouvelle situation dans les domaines du contrôle des armements et de la non-prolifération.

Q : Des représentants des États-Unis et des talibans se sont entretenus récemment à Doha, au Qatar. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Nous avons noté les reportages concernés. La partie chinoise est toujours d'avis que la question afghane doit être réglée par des moyens politiques, et soutient fermement le processus de paix et de réconciliation conduit par les Afghans et pour les Afghans. Nous soutenons les parties concernées par la question afghane dans l'optique d'intensifier leurs dialogues afin de créer les conditions nécessaires pour une solution définitive du problème afghan. Les mesures prises par les différentes parties doivent favoriser la réalisation de la paix et de la stabilité en Afghanistan. La Chine continuera à jouer un rôle positif et constructif à cette fin.

Q : Pouvez-vous nous dire si la dénucléarisation de la péninsule coréenne sera un sujet à la conférence P5 de Beijing ?

R : La conférence P5 de Beijing s'ouvre ce matin et je viens de vous donner des informations préliminaires sur cette réunion. Les cinq pays échangeront en profondeur des points de vue sur des questions telles que les politiques et stratégies nucléaires, le désarmement nucléaire et la non-prolifération nucléaire. Après la fin de la réunion, la Chine, qui assume la présidence de cette réunion, présentera des informations en la matière, y compris sur les questions qui vous intéressent.

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