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Conférence de presse du 15 janvier 2019 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2019/01/15

Q : Hier, l'accusé canadien Robert Lloyd Schellenberg a été condamné à la peine capitale pour trafic de drogue. Le Premier Ministre du Canada, Justin Trudeau, a déclaré que le gouvernement canadien est extrêmement préoccupé du verdict « arbitraire » de peine de mort rendu par la Chine. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : La partie canadienne prétend que la Chine a prononcé un verdict de manière « arbitraire », ce qui ne peut être plus éloigné de la vérité. Est-ce que ledit Canadien, avant de prononcer ces mots, a lu attentivement les informations publiées par le Tribunal populaire de seconde instance de Dalian sur cette affaire ? Est-ce qu'il a étudié attentivement les lois chinoises concernées ? Je ne le sais pas.

Les informations publiées par le Tribunal populaire de seconde instance de Dalian sont très claires et précises. L'accusé Schellenberg a été impliqué dans un trafic de drogue international organisé et a fait un trafic de 222,035 kg de méthamphétamine en complicité avec d'autres personnes. Ces actes sont constitutifs du crime du trafic de drogue. Les procureurs ont expliqué tous les faits criminels sur la base de preuves concrètes et bien fondées.

Nous savons tous que le crime lié à la drogue est considéré par la communauté internationale comme une grave infraction à la loi en raison des graves dommages causés sur le plan social. Il est sévèrement réprimé dans tous les pays, comme c'est le cas en Chine. Le véritable esprit de primauté du droit implique que nous sommes tous égaux devant la loi. Les propos tenus par ledit Canadien ne présentent pas le moindre respect de la loi. Nous exprimons notre vif mécontentement à ce sujet et exhortons la partie canadienne à respecter l'État de droit, à respecter la souveraineté judiciaire de la Chine, à corriger ses erreurs et à cesser de faire des remarques irresponsables.

Q : Selon des sources d'information, le chef de la délégation du gouvernement chinois et Vice-Ministre des Affaires étrangères, Kong Xuanyou, et le chef de la délégation du gouvernement vietnamien et Vice-Ministre des Affaires étrangères, Lê Hoài Trung, ont tenu au Vietnam une réunion plénière des deux délégations gouvernementales pour des négociations sur la frontière. Pouvez-vous nous donner plus d'informations ?

R : Le 14 janvier, le chef de la délégation du gouvernement chinois et Vice-Ministre des Affaires étrangères, Kong Xuanyou, et le chef de la délégation du gouvernement vietnamien et Vice-Ministre des Affaires étrangères, Lê Hoài Trung, ont tenu une réunion plénière des deux délégations gouvernementales pour des négociations sur la frontière à Lao Cai, au Vietnam. Les représentants des départements concernés et des collectivités locales des deux pays ont assisté à la réunion.

Le mécanisme de négociations sur la frontière a été mis en place sous la conduite des dirigeants des deux partis et des deux pays. Il fonctionne bien depuis plusieurs années, permettant aux deux parties de maintenir une communication étroite sur les questions de la frontière terrestre et maritime par le biais de rencontres entre chefs de délégation et de réunions plénières.

Lors de cette réunion, les deux parties ont hautement apprécié le rôle important du mécanisme de négociations sur la frontière dans l'approfondissement de la coopération pragmatique, la gestion adéquate des litiges et la promotion du développement sain et stable des relations bilatérales. Elles ont réaffirmé leur volonté de continuer à bien mettre en œuvre le consensus important dégagé par les dirigeants des deux partis et des deux pays, intensifier les consultations et la coopération, faire progresser la coopération maritime et l'exploration commune, maintenir conjointement la paix et la stabilité de la Mer de Chine méridionale et renforcer continuellement la coopération sur la gestion de la frontière terrestre et l'exploration commune, afin de profiter aux deux pays et aux deux peuples.

Les deux parties sont convenues que la frontière terrestre, longue de 1 450 kilomètres entre les deux pays, est devenue un pont et un trait d'union pour leur coopération et leur amitié. La commission mixte sur la frontière terrestre sino-vietnamienne fonctionne dans d'heureuses conditions. La gestion de la frontière terrestre et l'exploration commune par les deux pays ont donné des résultats positifs et le niveau de gestion légale, d'institutionnalisation et de normalisation de la gestion de la frontière s'est progressivement amélioré. Les deux parties ont sans cesse renforcé le contrôle de la frontière et leur coopération dans l'application de la loi dans les zones frontalières afin de combattre conjointement diverses activités criminelles transfrontalières. Les zones frontalières des deux pays maintiennent dans l'ensemble un bon ordre. Les deux parties œuvreront à renforcer davantage la coopération sur l'ouverture et la gestion des postes-frontière, faire progresser activement l'ouverture et la modernisation des postes-frontière, développer vigoureusement l'économie portuaire, intensifier la construction des infrastructures, améliorer la facilitation des formalités douanières, encourager les échanges interpersonnels et l'interconnexion des infrastructures entre elles, servir le développement des zones frontalières et améliorer le bien-être des populations frontalières des deux côtés.

Un autre point important est que les deux parties ont reconnu que la question maritime demeure le seul problème non résolu entre la Chine et le Vietnam. Les deux parties continueront à bien concrétiser le consensus important auquel sont parvenus les dirigeants des deux partis et des deux pays, et l'accord sur les principes fondamentaux régissant le règlement de la question maritime entre la Chine et le Vietnam. Elles valoriseront pleinement le mécanisme de négociations gouvernementales sur la frontière, le groupe de travail sur la question relative à la zone maritime au-delà de l'embouchure du golfe Beibu, le groupe de travail des experts pour la coopération sur la zone maritime moins sensible et le groupe de travail sur les consultations relatives à l'exploration maritime commune, pour gérer les différends maritimes, promouvoir la coopération pragmatique, rechercher des solutions fondamentales, durables et acceptables pour les deux parties, et œuvrer conjointement au maintien de la paix et de la stabilité en mer.

Au cours de la réunion, les Vice-Ministres des Affaires étrangères des deux pays ont également tenu des consultations sur le développement des relations bilatérales. Les deux parties ont examiné les progrès enregistrés dans les relations sino-vietnamiennes l'année dernière et échangé leurs points de vue de manière approfondie sur la mise en œuvre du consensus réalisé par les dirigeants suprêmes des deux partis et des deux pays, la poursuite de la coopération stratégique globale sino-vietnamienne et le maintien de l'élan du développement des relations bilatérales.

Q : Le gouvernement canadien vient de lancer un appel à la vigilance aux voyageurs, les avertissant des « risques éventuels de l'application arbitraire de la loi par la Chine vis-à-vis des Canadiens allant en Chine ». En outre, la Chine a récemment mis en garde à vue deux Canadiens, Michael Spavor et Michael Kovrig, soupçonnés de porter atteinte à la sûreté nationale de la Chine. Les voyageurs canadiens ne devraient-ils pas s'inquiéter des conséquences d'un voyage en Chine actuellement ?

R : Tout d'abord, je voudrais vous donner une réponse très concise. Le gouvernement canadien doit vraiment donner des conseils à ses citoyens, non pas en ce qui concerne les dangers éventuels causés par leur déplacement en Chine, mais pour les mettre en garde de ne pas s'impliquer dans des crimes aussi graves que le trafic de drogue. Si quelqu'un commet un crime aussi grave en Chine, il devra faire face à de graves conséquences.

Mon collègue vous a déjà présenté le nombre de Canadiens qui sont venus voyager, travailler ou participer à des échanges et à une coopération en Chine. Les faits montrent que la Chine est un pays sûr. Tant que les étrangers, y compris les Canadiens, respectent les lois et les règlements en Chine, leur liberté et leur sécurité seront pleinement assurées.

Par conséquent, la partie canadienne qui a lancé de tels appels semble jouer au voleur volé. En fait, c'est bien le Canada, et non la Chine, qui a détenu arbitrairement une citoyenne étrangère sous prétexte de la loi. La Chine a donné des éclaircissements respectifs sans équivoque sur les cas individuels que vous avez mentionnés. Les causes pour lesquelles chaque Canadien concerné a été soumis à des mesures contraignantes par les départements chinois concernés sont très claires.

Je voudrais transmettre par votre intermédiaire, soit The Globe and Mail, un message aux Canadiens : la Chine continuera à recevoir à bras ouverts les gens de tous les pays, y compris du Canada, pour les échanges et la coopération normaux et amicaux en Chine. Nous espérons que les personnes concernées rejetteront les préjugés et les malveillances, viendront plus souvent en Chine pour découvrir le pays et sentir la gentillesse, l'esprit d'ouverture et de coopération du peuple chinois.

Q : Selon des reportages, avant le lancement de la sonde lunaire chinoise Chang'e-4, la NASA avait souhaité que la partie chinoise lui fournisse la latitude, la longitude et l'heure de l'alunissage pour leurs recherches scientifiques, et la partie chinoise a coopéré. Cependant, les États-Unis avaient opposé des obstacles techniques au projet chinois d'exploration lunaire et refusé à plusieurs reprises la délivrance de visas aux experts chinois en partance pour les États-Unis, ce qui a interféré avec les échanges académiques normaux entre les experts aérospatiaux des deux pays. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : En ce qui concerne la sonde lunaire Chang'e-4, le Bureau de l'Information du Conseil des Affaires d'État a tenu une conférence de presse à ce sujet hier.

J'ai lu le reportage que vous avez mentionné et également noté que Wu Weiren, concepteur en chef du projet chinois d'exploration lunaire et membre de l'Académie d'Ingénierie de Chine, a évoqué dans une interview accordée à CCTV la demande de coopération des États-Unis avec la Chine. Il a dit, je m'en souviens, que la Chine aurait pu choisir de ne pas fournir les informations concernées aux États-Unis ; mais en tant que grand pays, nous devons agir avec l'attitude et la largeur d'esprit d'un grand pays. Je crois que les propos de M. Wu ont montré la confiance et l'ouverture d'esprit des scientifiques chinois travaillant dans le domaine de l'aérospatiale, ainsi que l'esprit d'inclusivité et la manière d'agir de la Chine en tant que grand pays ouvert et confiant en lui-même.

Les réalisations scientifiques et technologiques ont pour objectif de servir la paix et le progrès commun de l'humanité tout entière. Nous pensons que, dans le cadre de leur coopération scientifique, les différents pays du monde doivent garder à l'esprit l'idée de faire avancer le développement et le progrès de toute l'humanité et adopter une attitude ouverte, coopérative et inclusive. Toujours dans cet esprit, la Chine est disposée à mener des échanges et des coopérations dans le domaine de l'exploration spatiale avec les États-Unis et d'autres pays et à apporter une plus grande contribution à la découverte des mystères de l'univers et à l'utilisation de l'espace extra-atmosphérique par l'humanité à des fins pacifiques.

Q : Après la détention de Meng Wanzhou au Canada, le Ministère chinois des Affaires étrangères a averti le Canada de conséquences graves s'il ne libérait pas l'intéressée. Or, Mme Meng n'est toujours pas libérée à ce jour. Est-ce que l'avertissement chinois est toujours valable ?

R : La Chine a maintes fois réaffirmé sa position juste et ferme sur le cas de Mme Meng Wanzhou. Je pense que toute personne dotée d'une capacité de discernement normale peut dire que ce n'est pas un cas juridique ordinaire. La détention de Mme Meng Wanzhou par la partie canadienne n'est nullement un acte de défense de la justice, mais un abus de procédure judiciaire. La partie canadienne doit assumer toutes les conséquences graves et les responsabilités de ses actes erronés. Nous espérons que la partie canadienne se rendra compte de son erreur et la corrigera immédiatement en libérant Mme Meng Wanzhou, qui est détenue de manière arbitraire.

Q : Dans votre réponse à la première question, vous avez dit que la Chine s'oppose fermement aux affirmations de la partie canadienne. Est-ce que la Chine a exprimé sa position au gouvernement canadien ? Si oui, par quels moyens ?

R : J'ai précisé la position de la Chine. Le canal de communication entre la Chine et le Canada est ouvert. La partie canadienne connaît pertinemment la position juste et ferme de la partie chinoise.

Q : Des groupes de défense des droits de l'homme et des experts juridiques ont déclaré que la condamnation par la Chine du Canadien Robert Lloyd Schellenberg est « extrêmement anormale » et qu'elle est motivée par des considérations politiques. Est-ce exact ?

R : Une telle assertion est une calomnie entièrement malveillante et une accusation injustifiable.

Ce n'est pas la Chine qui a politisé une question juridique, et tout le monde sait très bien qui en est le vrai auteur. Comme je viens de le dire, je vous prie de lire attentivement les informations fournies par le Tribunal populaire de seconde instance de Dalian. L'acte criminel lié à la drogue est un crime très grave et Schellenberg a fait un trafic portant jusqu'à 222 kg de méthamphétamine. Vous pouvez demander aux avocats ou aux experts juridiques de n'importe quel pays ce qui se passerait si un crime aussi grave était commis dans leur pays.

Je pense que pour tout gouvernement responsable, les mesures rigoureuses prises contre un crime aussi grave de trafic de drogue témoignent d'autant plus de son sens des responsabilités et de sa ferme volonté de protéger la vie et la sécurité de la population.

Q : Selon des sources d'information, l'ambassadeur américain en Allemagne, Richard Grenell, a récemment écrit à plusieurs entreprises allemandes, déclarant que toute entreprise allemande impliquée dans le projet de pipeline Stream 2 du nord de la Russie risquait des sanctions. Les différentes parties allemandes ont exprimé un vif mécontentement à ce sujet. Le porte-parole de l'Union démocrate-chrétienne pour la politique étrangère, Jurgen Hardt, a dit que la menace directe lancée par l'ambassadeur américain aux entreprises allemandes est inacceptable. Le Ministre allemand des Affaires étrangères envisage de convoquer Richard Grenell pour protester. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : J'ai pris note du reportage concerné et de la vive réaction de la partie allemande à ce sujet.

Je voudrais dire que les entreprises de tous les pays ont le droit de décider en autonomie de leurs échanges et de leurs coopérations avec les entreprises des autres pays. Tous les pays et tous les individus doivent respecter pleinement ce droit.

Q : Concernant Schellenberg, certains critiquent le fait que le verdict rendu par la Chine est « arbitraire » et que cela a été trop rapide, puisque le verdict a été rendu moins de 70 minutes après la fin de l'audience. Le jugement de Robert Schellenberg est-il équitable ?

R : Pour savoir si Schellenberg a été jugé de manière équitable, vous pouvez demander à tout journaliste étranger ou tout citoyen de n'importe quel pays présent dans cette salle comment serait traité un crime aussi grave de trafic de 222 kg de drogue.

Les questions juridiques, vous feriez mieux de les poser aux départements juridiques, et ils vous donneront une réponse faisant autorité. Puis-je comprendre que vous vouliez dire que la Chine aurait pu appliquer la loi de manière encore plus sévère ?

(Du même journaliste) : À mon avis, les critiques veulent dire que le verdict a été rendu trop rapidement.

R : Cela fait un certain temps que Schellenberg faisait l'objet d'un procès en Chine pour trafic de drogue. Si vous lisez attentivement les informations publiées par le Tribunal populaire intermédiaire de Dalian, vous découvrirez clairement qu'il a commis un crime lié à la drogue depuis 2014. D'après vous, combien de temps faudrait-il pour juger son cas ? Peu importe la rapidité avec laquelle le verdict est rendu, pourvu qu'il soit juste.

Q : D'habitude, les audiences ne sont pas ouvertes en Chine. Les médias étrangers, en particulier, n'y sont pas invités. Comment se fait-il que, cette fois-ci, la Chine ait invité de nombreux médias étrangers à assister au procès ?

R : Pour savoir à qui les médias étrangers concernés ont fait des demandes et qui a approuvé ces demandes, vous pouvez contacter directement les parties concernées. Je ne connais pas les détails. Mais je trouve très drôle la logique de votre question. Par le passé, vous étiez en désaccord quand les médias étrangers n'étaient pas autorisés à assister aux procès. Maintenant, vous êtes autorisés à y assister et vous avez également quelque chose à dire. Qu'est-ce que vous voulez finalement ?

Q : Je sais qu'une question a été posée hier concernant le Premier Ministre canadien Justin Trudeau déclarant que l'immunité diplomatique de Michael Kovrig, détenu par la Chine, n'a pas été respectée. Mais j'ai envie de reposer la question aujourd'hui : le Premier Ministre Trudeau a dit à maintes reprises que la partie chinoise n'a pas respecté l'usage et les principes internationaux en matière d'immunité diplomatique. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : J'ai déjà donné une réponse très claire hier. Avez-vous vraiment besoin que je la répète encore une fois ?

Même moi, je me sens gênée pour la partie canadienne, car celle-ci n'a aucune raison ni aucun fondement pour appuyer ses propos. J'ai donné une réponse très claire hier et j'ai noté que même certains experts canadiens estiment que, quoi qu'il en soit, Michael Kovrig ne bénéficie pas de l'immunité diplomatique conférée par la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques. Je peux répéter encore une fois que Michael Kovrig n'est pas un diplomate en exercice. Il est venu ici muni d'un passeport ordinaire avec un visa d'affaires, il est soumis à des mesures contraignantes par le département compétent de la sûreté nationale, conformément à la loi, pour implication dans des activités portant atteinte à la sûreté nationale de la Chine. Il ne bénéficie pas de l'immunité, conformément à la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques et au droit international.

Q : Le Canada, les États-Unis, l'Union européenne et plusieurs autres pays et organisations appellent la Chine à libérer immédiatement les Canadiens détenus. Qu'en pense la Chine ? Y a-t-il des pays qui soutiennent les mesures prises par la Chine ?

R : Selon vous, combien de pays soutiennent les déclarations de la partie canadienne ? Combien de pays et de personnes soutiennent le trafic de 222 kg de méthamphétamine par Schellenberg en Chine ? Pouvez-vous me donner des noms ?

J'ai remarqué que certains responsables canadiens font le maximum pour encourager leurs soi-disant alliés à leur apporter leur soutien. Mais ces soi-disant alliés, soit moins de dix en tout, ne peuvent pas représenter la communauté internationale. La communauté internationale tend généralement à s'opposer fermement à la criminalité liée à la drogue.

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